CCAS ? Circulez ! Il n’y a rien à voir !

Le 10 Avril 2015, les Conseillers municipaux étaient appelés à voter, entre autres résolutions, la subvention annuelle allouée au CCAS de La Turbie, d’un montant de 16.000 € pour un budget total de 64.000 €. Avant chaque conseil, un ou plusieurs Conseillers élus de notre Groupe LTMV demande à rencontrer un responsable compétent de la Mairie afin de recueillir les informations qui permettent de se prononcer, lors du vote, en toute connaissance de cause. Ces rencontres avec le comptable de la commune ou la Directrice Générale des Services, se sont toujours déroulées de manière courtoise, sans le moindre incident et nous avons toujours obtenu les réponses à nos questions.

Le 6 Avril, une demande de rendez-vous a été présentée à la Mairie, par trois de nos équipières, Séverine FAYE, Martine CAPELLO et Josette DALUZEAU afin d’obtenir les informations comptables relatives au vote de la subvention du CCAS. Il leur a été proposé une rencontre avec le Comptable de la commune le mercredi 8 Avril à 15.00. Il s’agissait simplement pour nous de déterminer si le montant de la subvention proposée était conforme aux besoins du village. Compte-tenu des difficultés financières de plus en plus grandes de la population en général, cette subvention était-elle suffisante? Quelle est la nature des aides apportées? Le nombre de personnes à qui elles s’adressent? Quels sont les besoins les plus marquants des Turbiasques ? Y a t-il des cas de sur-endettement au village et quelle aide leur apporte t-on ?

Il n’était évidemment pas dans nos intentions de poser la moindre question d’ordre privé, concernant notamment l’identité des familles concernées. Il s’agissait exclusivement de données chiffrées globales afin de déterminer les besoins de la population et les réponses apportées pour les satisfaire. A seule fin de vérifier si la subvention proposée était suffisante ou non ainsi que son évolution dans le temps. Et ce d’autant plus que les recettes diminuent alors que les besoins augmentent.

Quelle n’a pas été la surprise des trois conseillères municipales du Groupe LTMV d’être cueillies plutôt qu’accueillies par la Vice-Présidente du CCAS, elle-même conseillère municipale,  qui a refusé de répondre aux questions, les qualifiant, notamment, de « curiosité mal placée », le tout avec une agressivité non dissimulée… S’en sont suivis des échanges de plus en plus vifs qui ont failli se terminer en pugilat !

De tels comportements sont inadmissibles et nous les acceptons d’autant moins qu’ils viennent d’une élue. Notre demande d’information prévue par les textes, est légitime, bénévole, courtoise, portée par le seul souci de défendre les intérêts des turbiasques.

(Pour info: Josette, aujourd’hui Conseillère municipale,  a travaillé 18 ans à l’Ecole du village dont 15 en qualité de Directrice. Séverine, Pharmacienne deCCAS 2015 formation en est à son 2ème mandat d’élue, elle a été Présidente de l’ Association des Parents d’élèves du village…)

Il convient de rappeler qu’aucun domaine de l’activité municipale n’est une chasse gardée. En aucun cas, les faits ou motifs liés à la décision en cause ne doivent être sciemment dissimulés ou tronqués par le Maire… ou les responsables désignés par lui.

Ainsi qu’il l’a été proposé en séance publique du Conseil Municipal, nous poserons dorénavant nos questions, par écrit, directement à M. le Maire qui s’est engagé à y répondre. Mais cela n’efface en rien ce déplorable incident. Et cela n’interdit pas non plus, les rendez-vous d’information en Mairie, si nous les jugeons nécessaires pour notre information.

Nous nous efforçons d’être un Groupe d’opposition constructive. Nous votons « POUR » à la quasi totalité des propositions de résolution dès lors, qu’après examen des dossiers, nous considérons qu’elles sont conformes à l’intérêt général. Nous ne sommes guidés par aucune ambition personnelle. Notre travail est bénévole, ce qui n’est pas le cas des responsables municipaux concernés. Le droit à l’information est juridiquement le même pour tous les Conseillers qu’ils appartiennent à la majorité ou à l’opposition. Aucun domaine de l’activité municipale n’est une « chasse gardée ». Un Conseil municipal n’est que le gestionnaire temporaire de la commune. Il n’en est pas le propriétaire.

Si nous déplorons ce climat d’agressivité, voire de haine, manifesté à notre encontre par quelques membres élus de la « majorité », nous continuerons à rester vigilants quant à la gestion du village et courtois dans nos démarches.

André-François PELLEGRIN

Conseiller Municipal Groupe « La Turbie mon village »

Ancien Conseiller communautaire

Ancien Délégué auprès de la Principauté de Monaco

Président de l’Association « La Turbie, mon village »

Humour british

L’un de nos lecteurs lointains nous envoie de Miami (mais oui!), cette savoureuse déclaration d’impôts à la mode britannique. Il nous en a garanti l’authenticité.

Voici ce qu’a répondu un british citizen sur sa déclaration d’impôts à la question :

« Avez-vous des personnes à votre charge ? »

Réponse :

· 2,1 millions d’immigrés illégaux,
– 4,4 millions de chômeurs,
· 90 000 criminels répartis dans 85 prisons,
· 650 crétins au parlement, + la totalité de la Commission Européenne.

L’administration lui a renvoyé sa déclaration en disant que sa réponse
était inacceptable. Continuer la lecture de Humour british

Aïloli « façon Bruno »

Bruno CirinoL’homme est secret. Parfois bourru. Mais ceux qui ont su percer la cuirasse, -ils sont peu nombreux-, savent que l’homme est généreux, tendre (mais si !) et plus que tout, passionné. Et notre village peut s’enorgueillir de le compter parmi les nôtres.

Nous avons demandé à l’ami Bruno CIRINO de nous confier sa fameuse recette,de l’aïoli « façon Bruno ». Et nous l’avons testée ! (Un journaliste ne doit-il pas toujours vérifier ses sources avant de publier ?). Le test s’imposait d’autant plus que l’aïoli est une spécialité méditerranéenne très populaire et que l’interprétation toute personnelle de Bruno, a de quoi surprendre a priori.

Ingrédients pour 6 personnes

4 grosses pommes de terre
10 gousses d’ail
¼ de litre d’huile d’olive
sel, poivre

Mettre à cuire les pommes de terre entières avec leur peau dans de l’eau légèrement salée
Pendant ce temps : préparez les gousses d’ail
Epluchez-les, puis coupez-les en deux
Retirer le germe qui se trouve au centre de chaque gousse, puis pilez ces gousses pendant trois minutes entre deux serviettes pour en extraire toute l’eau de végétation
Hachez les gousses très finement.
Sortir les pommes de terre de l’eau et les éplucher immédiatement, écrasez-les à la fourchette et imbibez-les d’huile d’olive
Ajoutez l’ail haché, salez, poivrez.
Servir avec un cabillaud poché et quelques légumes cuits à la vapeur

Notre test.

Surprise: nous ne pensions pas qu’écraser les gousses d’ail, au rouleau, dans un linge, produirait autant de sucs. Après avoir pelé les pommes de terre, encore chaudes, nous avons soigneusement incorporé l’huile d’olive, tout en les écrasant pour obtenir « un écrasé » onctueux et homogène.

Nous avons remplacé le cabillaud par des filets de maquereaux au barbecue, ajouté quelques haricots verts cuits à la vapeur, arrosé le tout d’un Pouilly-fuissé.

Et nous nous sommes tous régalés ! Voilà une recette simple à préparer, originale, bien de chez nous et peu coûteuse (si l’on excepte le vin !). Merci Bruno !

 

 

 

Les trucs de Cathy

 

* Une tache de gras sur un vêtement ? Pas de souci !Cathy-DSCN1201 - Version 2Un peu de liquide vaisselle sur la tache et le tout en machine ! Foi de Cathy !

* C’est le moment de planter les tomates au jardin. Un truc tout simple pour faciliter leur croissance: coupez des orties fraîches et placez les feuilles, sans les racines, au fond du trou de plantation des tomates. Et en même temps vous vous serez débarrassé des orties !

* Savez-vous que nos amis à quatre pattes, les chiens, détestent l’odeur de la citronnelle? Si vous voulez les éloigner de vos plantations toutes fraîches afin qu’ils ne viennent pas les piétiner ou les gratter, vaporisez de la citronnelle !

 

Merveilleuse Juliette !

A 88 ans, Juliette GRECO, la Muse de St. Germain des Prés, monte sur scène pour la dernière fois afin de faire ses adieux au public.. Une longue tournée d’adieux qui a commencé le 24 Avril au Printemps de Bourges et qui la promènera un peu partout en Europe, puis au Québec, en Israël… Tournée qui s’achèvera en 2016 au Théâtre de la Ville à Paris.

J’ai eu le bonheur d’inviter, à diverses reprises, la lumineuse Juliette à mon micro de « Rencontres » sur RMC et j’en garde un souvenir intact. En 1966, j’étais invité à la Colombe d’Or, de St. Paul de Vence, à l’occasion de son mariage avec Michel PICCOLI.

 

Juliette GRECO a connu une incroyable popularité qui a fait d’elle une star reconnue.

Elle a fortement contribué à faire connaître Brel, Gainsbourg et le monégasque Léo FERRE… Le producteur  de cinéma Darryl ZANUCK,  a tenté, en vain, de lui proposer une carrière aux USA… Féministe, libre, elle a connu une vie amoureuse intense et son idylle avec le noir Miles DAVIS, du temps de la ségrégation raciale américaine a déclenché des réactions violentes.. dont elle n’avait rien à faire !

Depuis 1988, Juliette GRECO est mariée avec Gérard JOUANNEST, 1er Prix de Conservatoire de Piano de Paris, son accompagnateur sur scène depuis 47 ans et son mari depuis…27 ans !

La photo mystère… bis !

Les lecteurs du magazine LTiMag que j’avais lancé en 2008 se souviennent sans doute de ce jeu qui consistait à identifier un objet ou une vue du village peu connue.Carrieres-romaines-IMG_0389-Version-2-1024x894

Ce jeu avait connu un succès certain et nous avait valu beaucoup de courriers de lecteurs. Nous le reprenons aujourd’hui.

Souvent, nous passons sans regarder…

Et quand nous croyons regarder, il nous arrive de ne pas voir…

C’est d’autant plus dommage que notre village ne manque pas de curiosités qui devraient

accrocher notre regard !

Notre question: Que représente cette pierre et où est-elle située ?

Certes, cher JYB, il s’agit bien d’un vestige gallo-romain, mais pas d’une pierre millaire

Aucune bonne réponse ne nous étant parvenue le jeu continue !

Adressez votre réponse, par e-mail, par courrier ou par téléphone

au journal « La Turbie, mon village », 

Les Hauts de Monte-Carlo N°7, 

06320 LA TURBIE 

e-mail: afpellegrin@gmail.com.

(06 07 93 27 54)

Edito : un an déjà …

afp-flyers-V2 La Turbie, le 22 mars 2015

Chers amis, bonjour !

Mars 2014- Mars 2015 ! Douze mois se sont déjà écoulés depuis les élections municipales…

Une année pendant laquelle nous nous sommes abstenus de toute communication publique afin de contribuer à une mise en place sereine de la nouvelle équipe municipale.

Douze mois que nous avons mis à profit, avec toute notre équipe, pour préparer nos actions futures afin de rester fidèles à nos engagements de campagne et à l’attente légitime des 40% de votants turbiasques qui nous ont fait confiance.

C’est chose faite aujourd’hui !

Nous avons déposé en Préfecture les Statuts de l’Association « La Turbie, mon village » dont l’objet principal est :

« …la préservation, la mise en valeur du patrimoine et de l’environnement de La Turbie, le développement de la communication et de l’information ainsi que la mise en œuvre de toutes actions notamment culturelles, fêtes, manifestations et événements pouvant améliorer la qualité de vie du village et de ses habitants. »

Association enregistrée au registre national des Associations sous le numéro W062008696, publiée au Journal Officiel le 07 Février 2015

Nous avons souhaité une association constructive, détachée de toute polémique, à votre service, exclusivement centrée sur la vie du village et de ses habitants.

Notre action sera double:

* Participer et organiser des actions « sur le terrain ». C’est ainsi que nous préparons d’ores et déjà, pour le 21 Juin, un Rallye pédestre destiné à faire mieux connaître, notamment auprès des enfants, l’histoire du village,

* Publier un journal numérique, sous forme d’un blog internet, « La Turbie, mon village », consacré à la vie de La Turbie, à son histoire, à ses habitants d’hier et d’aujourd’hui. Nous vous informerons des dossiers importants concernant la commune mais aussi et surtout, nous vous donnerons la parole afin que vous puissiez vous exprimer librement, sans aucune exclusive.

Au sommaire de ce premier numéro:

* Edito : Mars 2014-Mars 2015 (afp)

* DETRAS et le recensement

* Ils ont eu chaud

* Hommage à Jean CUNEGONDO (Monique BOURGEOIS-Michèle BERTOLA VANCO, André FRANCO-Ian Ste FARE)

* Le Foot à La Turbie (Jean-Claude et Cathy BARRAL)

* Conseillers municipaux? Vraiment ?

* Le livre « Coup de coeur » (Josette DALUZEAU)

* Une recette insolite: le pain à la cocotte

* Trucs et astuces (Cathy BARRAL)

* La photo mystère

* Conseil municipal du 19 Février

* Que pensez-vous des feux alternés route de Cap d’Ail ? (sondage)

* Ce jour-là nous étions tous Charlie

Bonne lecture et bien cordialement à tous !

André-François PELLEGRIN
Conseiller municipal
Ancien Conseiller communautaire
Ancien Délégué auprès de la Principauté de Monaco
Président-fondateur de l’Association « La Turbie, mon village »

DETRAS et le recensement

3120 ? 3222 ? 3500 ? 3700 ? 3 800 ?

Au fil des mois et des déclarations publiques, la population de La Turbie semble en constante augmentation, ce qui justifierait le projet immobilier DETRAS puisque la loi SRU impose aux communes de 3500 habitants et plus, de consacrer 25% de constructions au logement social…

Sauf que:

* Selon la source légale INSEE, la population de La Turbie est bien, comme nous l’avons toujours affirmé, de 3222 habitants, selon le recensement de 2009. Nous sommes donc en dessous du seuil de 3500 habitants qui impose l’application de la loi SRU. Cette loi ne nous concerne pas.

DETRAS n ‘est pas une obligation pour notre village.

* Lorsque Monsieur le Maire parle d’une population de 3800 habitants, il ajoute à la population légale INSEE de 3222 habitants, les 650 résidences secondaires de la commune, comptabilisées selon la règlementation, à raison d’un habitant par logement, soit effectivement, plus de 3800 habitants.DSC_7641

* Sauf que:

* La loi SRU ne concerne pas les résidences secondaires ! Et pour cause: ces résidents secondaires ont une résidence principale ! Ils ne sont donc pas à la recherche d’un logement. C’est bien la source légale INSEE qui déclenche ou non l’application de la loi SRU.

DETRAS n ‘est pas une obligation pour notre village.

Non seulement, nous n’avons aucune obligation légale de construire du logement social, DETRAS ne s’impose donc pas, mais si DETRAS est réalisé, nous franchirons le seuil de 3500 habitants ce qui nous obligera alors de construire 25% de logements sociaux…

Mieux encore: le dernier recensement de 2014, qui sera publié par l’INSEE en 2017, est arrêté à 3120 habitants ! (source Mairie)

La population de La Turbie est donc en régression et non en augmentation…! Celle de la Région Provence Côte d’Azur aussi !!!

DETRAS n ‘est pas une obligation pour notre village.

 Une fois encore, nous précisons qu’être « contre » DETRAS, ce n’est pas être « contre » le logement des turbiasques et encore moins contre le logement social. Bien au contraire. Mais, il y a d’autres solutions pour loger les turbiasques en recherche de logement, que de construire un ensemble de 137 appartements qui modifiera en profondeur et de façon irréversible, la qualité de vie du village.

 

Ils ont eu chaud !

Deux incendies de voitures au village en quelques jours… Pure coïncidence toutefois, même si ces événements sont rares chez nous.

Photo JGB

Celui qui a détruit trois voitures, sur un parking route de Menton, a toutefois mis en émoi les riverains qui ont décidé de remettre une pétition de vingt-cinq signatures à Monsieur le Maire. Il se trouve en effet que les conséquences de cet incendie auraient pu être lourdes en raison de la proximité immédiate d’un dépôt de bouteilles de gaz et d’une armoire EdF… De plus, selon les témoignages que nous avons reçus, il semblerait que l’arrivée des pompiers ait été quelque peu tardive, vingt minutes nous a t-on dit.

Quoiqu’il en soit plus de peur que de mal, fort heureusement.

Feu de voitures
Photo  JGB

LE PORTRAIT DU MOIS: Hommage à Jean-Paul CUNEGONDO …

En 2008, nouvellement élu Conseiller municipal de La Turbie, j’ai souhaité connaître ce village en profondeur… J’ai demandé à Jean-Paul CUNEGONDO et à André FRANCO d’être mes guides. A leurs côtés, j’ai arpenté les ruelles dont j’ai découvert l’ histoire et la richesse. Et j’ai aimé ce village. Quelques mois plus tard, je créais le Magazine LTiMag qui se voulait un organe de presse objectif au service de la population, hors toute propagande à la gloire de la municipalité. Tout naturellement, j’ai demandé à mes deux amis Jean-Paul et André, que j’appelais mes « historiens historiques », d’y tenir une chronique sur la vie du village. Cette amitié ne s’est jamais démentie depuis. Je souhaitais que cette première édition de notre magazine numérique, rende hommage à Jean-Paul. Je souhaitais également que sa fille Brigitte, son mari, ses enfants, sachent que nous ne l’oublierons pas. Avec l’aimable autorisation de Brigitte MUSUMARRA, la fille de Jean, nous publierons régulièrement les articles des onze numéros parus de La Luerna, ce qui permettra à nos lecteurs de garder en archives ces pages de l’histoire du village et de prolonger ainsi le travail de Jean…

Suggestion: et si le nom de ce Turbiasque, qui a beaucoup oeuvré pour la collectivité, était donné à un lieu du vieux village? Qu’en pensez-vous?

Merci à Monique BOURGEOIS, Michèle BERTOLA VANCO, André FRANCO pour le portrait de l’ami Jean-Paul qu’ils ont bien voulu brosser. Merci à Ian Ste Fare pour ses photos qui illustrent ces portraits.

afp

J.P. Cunegondo

Monique BOURGEOISPortrait de Jean-Paul,  « lou magistre » par Monique BOURGEOIS

Bien que connaissant depuis toujours l’homme sérieux, l’artisan apprécié, j’ai vraiment découvert Jean Cunegondo quand je me suis inscrite au cours de niçois que l’Association Fem’s Traditions proposait, en décembre 1993. Jean Cunegondo, élève lui-même aux cours donnés par l’Academia Nissarda, transmettait son savoir, un soir par semaine, avec patience et application.

Il était devenu « Lou Magistre », l’instituteur, expression qu’il affectionnait.

En 1996, désirant un plus d’indépendance le cours de niçois se sépare de Fem’s Traditions : c’est la naissance de « La Luerna », C’est Jean qui a choisi ce nom, la luciole, petit insecte volant qui revient chaque mois de mai illuminer timidement nos soirées. Il en devient le président en 1997.

Plus tard, avec un petit groupe d’élèves, nous avons eu l’idée d’apprendre des chants niçois et de les chanter en costume local. Jean chantait lui aussi et portait volontiers le costume. Cinq hommes et cinq femmes : notre petit groupe a animé plusieurs fois le repas des anciens, organisé en 1997 une mémorable soirée Pan Bagnat avec l’orchestre de Riri Biaggini, participé aux Rencontres de Chorales de Peille et aux Journées des Associations Niçoises dans le parc du Trophée d’Auguste, chanté pour les anciens de la Maison de France, etc.

En 1999, Jean a l’idée de remettre en faveur la procession de la St Jean et d’illuminer tout le parcours avec des petites bougies. Il engage le groupe des Fifrelins du Campanin pour faire l’accompagnement musical. La Luerna a perpétué cette tradition jusqu’en 2009. Sous l’impulsion de notre Magistre, La Luerna devient un élément actif dans la vie culturelle du village. C’est en 1999 que nous avons proposé la première exposition de crèches. En 2001 nous avons peint les gros santons en contreplaqué, découpés par M. Allard, afin de décorer les rues du village au moment des fêtes de fin d’année et à partir de 2000, avons proposé régulièrement des expositions : La crémaillère de La Turbie, Gens dou Païs, Philippe Casimir, Les poilus de La Turbie, etc.

Lou Magistre a assuré les cours de niçois jusqu’en 2007.

La Luerna (Photo Ian Ste Fare)
Jean Paul, Michele, Ian Ste Fare. Photo afp
Jean Paul, Michèle, Ian Ste Fare. Photo afp

Il avait envie, depuis quelques temps, de créer un magazine parlant du passé de notre village.

En 2010 parait le premier des 11 numéros de « Turbia d’un Tèmp » qui étaient entièrement son œuvre et où il a pu montrer ses connaissances de l’histoire de notre terroir, son esprit d’observation des événements vécus et des gens rencontrés et sa grande mémoire. Timide et effacé dans ses contacts avec les autres, il avait une grande facilité à mettre ses souvenirs par écrit.
La maladie a coupé net son élan littéraire et c’est vraiment regrettable, car il avait encore beaucoup de choses à nous apprendre. Quelle grande perte pour notre village qu’il aimait tant ! Le 14 décembre dernier, les membres de La Luerna se sont réunis pour fleurir sa tombe et évoquer cet homme réservé, qui ne se mettait jamais en avant, mais qui possédait une véritable richesse intérieure et qui nous a tant apporté.

Un de nous a dit : « A mon avis, là où il est, il doit déjà donner des cours de niçois aux anges du ciel … »

C’est certainement le cas, il est comme ça notre Magistre !

Monique Bourgeois-Martelli

Michèle BERTOLA VANCO, ci-dessus en photo aux côtés de Jean, a voulu, elle aussi, s’associer à cet hommage. Merci Michèle !

MBV. J’ai connu Jean lorsque j’ai rejoint le groupe de la « Luerna »dont il était le Président. J’ai trouvé au sein de cette association tous les éléments d’un véritable épanouissement personnel. Jean était réservé de nature mais toujours disponible pour transmettre aux autres son savoir inépuisable. Je lui dois de m’avoir initiée à l’histoire locale et aux traditions niçoises par l’apprentissage de la langue et du chant. Je profite aujourd’hui pleinement de cette expérience et ne peux que lui en exprimer toute ma reconnaissance.

TURBIA  D’UN TEMP

Numéros parus:

1/ Le rattachement de La Turbie à la FRANCE 150 ans     (juin 2010)        2/ La Libération de La Turbie      (sept.2010)       3/ Des personnages qui ont fait notre histoire    (Jan.2011)        4/ L’eau à La Turbie   (Avril 2011)    5/L’accident de la crémaillère  (Août 2011)         6/ Pierres et carrières    (Déc. 2011)    7/Voies et Chemins  (Avril 2012)    8/ La fin de la grande Turbie  (Aout 2012)            9/ L’âge d’or de l’hôtellerie   (Déce 2012)    10/ Scouts de France à La Turbie   (Avril 2013)                11/ Animaux au village  (Juil 2013)

Ainsi que l’écrit André FRANCO dans les lignes ci-dessous, le N°12 « La maison familiale » ne sera ni terminé, ni imprimé… Jean nous a quittés trop tôt.

NDLR: Monique BOURGEOIS MARTELLI et Michèle BERTOLA VANCO ont publié « La Turbie » aux éditions Alan SUTTON

André FRANCO

« La maison familiale » par André FRANCO

C’est ce titre accrocheur que Jean-Paul CUNEGONDO avait choisi pour prendre à nouveau contact avec ses amis lecteurs avec le n°12 de la brochure pluri-mensuelle «  TURBIA d’un TEMP ».

« Une vie recueillie dans une maison familiale où ont vécus avant nous ceux dont nous sommes issus et que nous avons aimés et dont ils souhaitaient ne s’éloigner le moins possible car c’est là et nulle part ailleurs qu’ils communient à la terre et que les constellations leur sont familières et que le vent dans les branches leur parle avec une voix familière. » (Bloc-notes de François Mauriac)

Il avait été séduit par la lecture de ce texte de François Mauriac qu’il se proposait de placer en exergue de ce N°12, car ce texte portait l’expression même de ses propres sentiments sur le mode d’existence de nos anciens Turbiasques. Il s’était engagé, à titre personnel, avec les nouveaux moyens techniques que lui apportait la maîtrise d’Internet, à entreprendre la rédaction et la mise en page d’une brochure dont le nom était tout trouvé: « Turbia d’un Temp ».

Par la nature même de son caractère, indépendance, bienveillance, simplicité et modestie, il sollicita pour le conseiller et le corriger, avant de lancer ses numéros pour impression, les conseils de quelques amis proches et, comme lui, passionnés d’histoire locale.

Turbia d’un Temps N°12 –   La Maison Familiale

Ce numéro 12 ne sera ni terminé, ni imprimé, notre ami a été emporté , après une longue et impitoyable maladie. Entrepreneur de plomberie durant toute ses années d’activité professionnelle à La Turbie, de part la nature même de son travail, il fut amené à être en contact direct avec tous les propriétaires qui avaient besoin de ses services.

Servir, devait devenir son maître mot, quand il devint pompier volontaire, puis chef de poste, en remplacement de Michel Balland qui avait démarré la section, pour terminer avec sa promotion au grade de Capitaine.

Il entrait au Conseil Municipal, suite aux élections de mars 1977, puis, assura quatre mandats consécutifs en apportant une aide appréciée par ses connaissances à la Commission des Travaux, et aux Affaires Culturelles.        

Il n’en reste pas là et, de sa propre initiative, pour promouvoir la langue véhiculaire de nos ancêtres « le turbiasque » et les traditons festives, il fonda « La Luerna », Association remarquée lors des fêtes avec certains de ses membres en costume local, blanc et bleu et la capelline niçoise.

Et, pour terminer ses engagements, il donne une nouvelle vie à l ‘ « Association des Amis du Trophée » qui avait été déclarée à la Préfecture en 1989 pour faciliter l’entrée gratuite de ses membres dans l’enceinte historique du Trophée d’Auguste .

Cher Jean-Paul, Cher Ami Turbiasque merci, pour ton dévouement à notre Communauté, tes compétences toujours exercées avec mesure et convivialité.

André FRANCO

NDLR. André FRANCO a publié aux Editions SERRE: « La Turbie, le Trophée et le laurier » et « La Turbie, passé et avenir » en collaboration avec Sophie DOURS