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NICE: 14 Juillet 2016 Marc MAGRO, médecin urgentiste témoigne.

Combien d’articles de presse, d’émissions de radio et de télé, de livres, ont été consacrés, depuis un an, à décrire l’horreur de ce sanglant 14 Juillet niçois ? Probablement des milliers. Tous témoignent des souffrances, des séquelles physiques et psychologiques, de l’insupportable de ces vies détruites. 86 victimes décédées, des centaines de blessés. Un environnement familial, amical, social, marqué à vie.

Comme si cela ne pouvait suffire, il convient d’ajouter les situations difficiles à affronter,  impossibles à oublier, de tous ceux qui, de garde ou de repos, professionnels ou volontaires, sont accourus sur les lieux du drame pour porter assistance. Tous se sont trouvés confrontés à des situations insoutenables. Tous y ont laissé une part de leur âme car le souvenir de ces scènes d’horreur ne s’effacera sans doute jamais de leur mémoire.  Marc MAGRO, médecin urgentiste, que nous vous avions présenté en Mai 2015 (*), était de garde ce soir-là et ses enfants étaient sur la Promenade. Le camion fou est passé à quelques dizaines de centimètres d’eux. Il a voulu donner la parole à tous ces intervenants, inconnus du public, pour nous faire connaître les souffrances qu’ils endurent depuis un an…

Ce pompier, qui interrompt un dîner familial pour sauter sur son scooter et se rendre sur la Prom,  à qui on déclare: « Puisque tu as un scooter, va compter les morts! » Alors qu’il a consacré sa vie à sauver celle des autres, le voilà  slalomant entre les corps étendus pour procéder à ce comptage, Avec le sentiment qu’il ne fait pas son métier et que son action, pourtant indispensable, ne pourra pas être comprise de ceux qui en sont témoins puisqu’il passe sans porter secours ! Imagine t’on ces infirmières, brancardiers, médecins, obligés d’aller de corps en corps, sans s’attarder, afin de déterminer le degré d’urgence, alors que les victimes attendent qu’on leur prenne la main, qu’on leur parle, qu’on les accompagne? Tous ces intervenants auront pendant longtemps, le sentiment de n’avoir pas fait leur job ce soir-là, en tout cas pas celui pour lequel ils étaient préparés. Et pourtant leur action était essentielle.

Nous avons rencontré Marc MAGRO.

M.M.  :  » Pendant les mois qui ont suivi le drame, les collègues soignants, pourtant habitués aux situations extrêmes, devenus eux-mêmes victimes collatérales, ne parvenaient pas à chasser les images, les cris, les silences de ce 14 Juillet 2016. Leur blouse blanche ne leur a pas servi d’armure. Comment oublier la nécessité de faire un choix parmi les blessés? Tous ne pouvaient pas être pris en charge simultanément. Quel est celui   à qui doit être donnée la priorité? Pas le temps de prendre la main d’un blessé et de lui adresser quelques mots de réconfort. L’urgence est au sol, où que se porte le regard. Il faut donc secourir l’un et abandonner l’autre, ce qui est insupportable. Choisir l’enfant plutôt que l’adulte, l’ado plutôt que le vieillard? Autant de situations traumatisantes dont il est difficile de se remettre. Ce livre n’a d’autre ambition que de donner la parole à tous ces soignants inconnus pour les aider à surmonter l’insupportable et à révéler au lecteur cet aspect peu connu de cette soirée du 14 Juillet 2016″

C’est une énorme machine, « le plan blanc » que l’Euro avait permis de préparer, qui a été mise en route ce soir-là, dans les meilleurs délais possibles. Mais pour ceux qui se trouvaient sur la Prom, chaque minute paraissait un siècle. Et pourtant. Comment secourir simultanément des victimes au sol sur 1,7km? Deux univers se sont confrontés: sur le site, une agitation folle, les cris,  la sidération, le sentiment d’abandon, voire même le chaos; à l’hôpital, l’organisation, le silence, les gestes efficaces… Même si, après les gestes qui sauvent, beaucoup d’infirmières, de brancardiers, de pompiers, de chirurgiens, se sont écroulés en larmes.

« Soigner »- Ils  ont pansé les plaies de Nice.

Un livre nécessaire. Pour les témoins et les acteurs du drame. Pour tous ceux qui veulent mieux comprendre ce qui s’est passé ce soir-là. Et une formidable marque d’espoir: l’extraordinaire solidarité qui s’est manifestée.

(*) – Cliquez sur le lien suivant pour mieux connaître le Docteur Marc MAGRO :  http://wp.me/p5ZgNr-3w

MARC MAGRO

Monsieur et Madame MAGRO, ses parents, tenaient le magasin de chaussures “Au pied d’Auguste”, Av. de la Victoire.  Médecin ostéopathe, il passe un Diplôme Universitaire d’urgentiste, spécialité qu’il exerce depuis 1993, à St. Roch à Nice et à Menton. Avec toutefois, un passage par la Fac de Lettres pour décrocher, à 30 ans, dans la foulée de la licence, un DESS de Psychologie. Parce que pour Marc, soigner un corps, c’est bien, mais c’est encore mieux quand on sait comment fonctionne la tête…

Marc MAGRO IMG3869

Auteur de nombreux ouvrages, Marc, depuis le portrait que nous vous avions présenté dans LTMVMag de Mai 2015, en a commis un dixième: « Un pouls dans la tête » qui fourmille d’anecdotes relatives au monde de la médecine. Près d’une centaine, qui se lisent comme de très courtes nouvelles qui tiennent en trois ou quatre pages, indépendantes les unes des autres et toutes surprenantes et divertissantes. Un livre parfait pour l’été afin de ne pas « bronzer idiot » et de briller à l’heure de l’apéro!

QUOI DE NEUF, DOCTEUR ?

C’est la question que nous avons posée à Alessandro MORBIDELLI, Docteur en Mathématiques, astronome, Directeur de recherche à l’Observatoire de la Côte d’Azur, membre de l’Académie des Sciences française mais aussi de l’Académie Royale des Sciences  de Belgique. Une page entière ne suffirait pas pour énoncer les titres et les prix internationaux décernés à Alessandro, -MORBY pour les intimes-, qui sillonne la planète pour faire partager le fruit de ses recherches sur la dynamique du système solaire et plus précisément sur la ceinture d’astéroïdes et la ceinture dite de KUIPER située au-delà de l’orbite de Neptune.  Loin de « rouler les mécaniques », -fussent-elles célestes-, Morby, comme tous les vrais « sachants » sait nous faire partager ses connaissances, en toute simplicité, avec des mots accessibles à tous, alors qu’il s’agit d’un domaine d’une rare complexité. Une dernière anecdote qui situe bien, à la fois la compétence reconnue à l’international de notre académicien turbiasque, mais aussi sa modestie: il détesterait que je vous dise que l’astéroïde 5596, découvert en 1991 par Henry HOLT, entre Mars et Jupiter, a été baptisé « MORBIDELLI », en hommage à Morby.. Trop tard, Morby !

QUOI DE NEUF? disions-nous. Et bien, précisément, la conférence donnée par Morby, à la Médiathèque de La Turbie, le 10 mars dernier, était consacrée à la découverte d’une NEUVIEME planète ce qui va sans doute compliquer un peu la tâche des astrologues… En effet, PLUTON, qui figurait dans leur panoplie, a été victime des progrès scientifiques qui ont permis d’établir que sa masse calculée lors de sa découverte en 1930, était… mille fois supérieure à la masse réelle que les plus récents calculs ont permis de déterminer. En passant de l’obésité à l’anorexie, PLUTON est devenue une planète naine. Exit PLUTON, place à une nouvelle : la planète IX ! (Pour l’anecdote, ce déclassement, voté à la majorité par les astronomes mondiaux réunis en congrès, a été vivement contesté par les chercheurs américains… Et pour cause: PLUTON était la seule planète découverte par un astronome américain!). A porter au crédit des chercheurs : le fait qu’ils aient eu l’humilité de reconnaitre ce déclassement. Les astronomes ne s’étaient pas trompés mais ils ne disposaient pas en 1930, des outils performants pour l’observation et le calcul, qui sont les leurs aujourd’hui.

Credit: Caltech/R. Hurt (IPAC)

En Janvier 2016, il y tout juste 15 mois,  les astronomes BATYGIN et BROWN, indiquent une très forte présomption d’existence d’une nouvelle planète : la Planète IX.  Plus de dix fois supérieure à la masse terrestre, située à environ mille fois la distance Terre-Soleil, elle se  serait formée pendant  les 4,5 milliards d’années de vie de notre système solaire en éliminant tous les autres objets qui auraient eu l’audace de s’approcher de trop près… Problème:  si toutes les observations et tous les calculs concernant la Planète IX suggèrent fortement son existence, en estimant à 0,07% la probabilité d’un simple hasard, nul ne l’a encore observée. Et sa « découverte » ne sera pas simple, car il faudra, après l’avoir localisée, enregistrer son déplacement, ce qui lui confèrera son statut de planète et non de simple étoile ! Alessandro de nous préciser que « GALILEE avait bien vu Neptune, en 1612, mais n’ayant pu détecter son mouvement, il avait considéré qu’il s’agissait d’une étoile ». Osons dire que trouver « une aiguille dans une botte de foin » relève du jeu d’enfant comparativement à la découverte de cette 9ème planète, dont la masse serait un million de fois plus faible que celle de Neptune et qui se déplacerait 35 fois moins vite… A moins d’une observation due au plus grand des hasards, seul le futur télescope LSST situé au Chili et qui devrait être opérationnel en 2022, permettra d’observer son déplacement et de l’enregistrer comme la NEUVIEME PLANETE DE NOTRE SYSTEME SOLAIRE!

Un immense merci à notre Académicien Alessandro MORBIDELLI pour sa disponibilité et son aide à la rédaction de cet article ainsi qu’à Arzu-Marie de la Médiathèque du village.

PROCHAINE ET DERNIERE CONFERENCE DU CYCLE 2017 « SCIENCES DE L’UNIVERS » à la Médiathèque de La Turbie le Vendredi 28 Avril à 19h30, par Céline Le BOHEC du Centre Scientifique de Monaco, sur le thème:

« Observer les manchots…sans les déranger »

Réservation fortement recommandée au 04 93 35 41 45

 

 

 

 

 

 

L’EVENEMENT LTMV 2017 !

SAMEDI 1er JUILLET: A ne manquer sous aucun prétexte le 3ème Rallye-Jeu pédestre de « La Turbie, mon village »!

En 2015, nous vous avons permis de découvrir les carrières romaines du village,

En 2016, le Trophée d’Auguste et la pinède du pique-nique

En 2017, c’est le Parc départemental de la Grande corniche qui nous accueillera, avec des jeux, des énigmes, portant sur la découverte des merveilles de la nature: faune flore, paysages. Et ce parc est particulièrement riche en la matière…

L’équipe en charge de la préparation du Rallye a déjà effectué les repérages nécessaires pour les accès automobile, les lieux de pique-nique, la préparation des jeux et des énigmes destinés aux adultes comme aux enfants pour cette 3ème journée de convivialité et de découvertes.

Seuls ou en famille, ne manquez pas cette journée gratuite, de plein air, dans un cadre exceptionnel qui servira de décor aux diverses animations que nous préparons à votre intention. Les places étant limitées pour des raisons d’organisation, merci de vous inscrire dès aujourd’hui à l’adresse suivante:

contact@ltmv.fr

Nous tenons à remercier les responsables du Parc Départemental qui nous ont accueillis avec générosité et plus particulièrement Antoine VASSEUR qui fut notre accompagnateur-animateur lors de notre dernier repérage.

Bien cordialement à tous en attendant de nous retrouver le 1er Juillet prochain !

L’équipe LTMV

 

 

 

ONDES GRAVITATIONNELLES:A QUOI ÇA SERT?

Dans un précédent article, nous vous avons rendu compte de la passionnante conférence donnée à la Médiathèque de La Turbie par Fabrice KEFELIAN  le 13 Janvier. Nous avions intitulé cet article: » ONDES GRAVITATIONNELLES, COMMENT CA MARCHE ? » http://www.laturbiemonvillage.fr/2017/01/13/ondes-gravitatio…omment-ca-marche/

Aujourd’hui nous avons demandé à Alessandro MORBIDELLI, Académicien des Sciences, à qui nous devons ce cycle annuel de conférences, de répondre à cette autre  question: « ONDES GRAVITATIONNELLES, A QUOI CA SERT? » Voici sa réponse:

La détection des ondes gravitationnelles ouvre des nouvelles potentialités pour l’astronomie, particulièrement pour étudier les trous noirs et leur formation. En effet, comme leur nom l’indique, les trous noirs n’émettent pas de lumière. Il n’est donc pas possible de les étudier avec les télescopes optiques ou les antennes radio. Mais l’effondrement de la matière vers le trou noir émet bien des ondes gravitationnelles, comme Einstein l’avait prédit. Et on sait aujourd’hui les détecter ! La « forme » de ces ondes nous renseigne assez précisément sur l’événement qui les a générées. Ainsi, l’onde gravitationnelle détectée le 14 Septembre 2015  serait due à la coalescence, de deux trous noirs de 35 et 30 masses solaires, respectivement.  (Coalescence: « phénomène par lequel deux  substances identiques mais distinctes, se réunissent » NDLR). La détection des ondes gravitationnelles va donc nous renseigner sur l’existence des trous noirs et sur leur croissance, due à l’avalement d’étoiles et d’autres trous noirs.

Les astronomes soupçonnent qu’au centre de chaque galaxie il y ait un trou noir super-massif, de millions de masses solaires. Ces trois noirs se seraient formés au tout début de la vie des galaxies, par une séquence d’innombrables épisodes d’accrétion d’étoiles massives. (« accrétion »: constitution ou accroissement d’un corps par agglomération de matière »NDLR). Chacun de ces événements aurait émis des ondes gravitationnelles.  Certes, les galaxies se sont formées il y a très longtemps, il y a une dizaine de milliards d’années, mais en astronomie on peut remonter le temps en regardant loin. En effet, l’évènement détecté le 14 Septembre 2015 était à 1,4 milliards d’années lumières de chez nous. Il a donc eu lieu il y a 1,4 milliards d’années. On peut donc espérer de détecter la formation des trous noirs super-massifs des centres galactiques, à une dizaine de milliards d’années lumières de distance.

En conclusion, les détecteurs des ondes gravitationnelles deviendront de véritables télescopes, avec des observations routinières qui nous renseigneront sur l’astronomie invisible. L’Agence Spatiale Européenne (ESA) envisage la construction d’un observatoire spatial des ondes gravitationnelles, dénommé LISA. Il serait constitué de trois satellites qui volent en formation, disposés en triangle équilatéral de 2,5 millions de kilomètres de taille. Le lancement est prévu en 2034 … si l’Europe existera toujours, en dépit des menaces.

Alessandro MORBIDELLI

Vous avez bien lu: « LISA, un observatoire spatial, (et non plus terrestre), dont les trois satellites seraient distants de 2,5 millions de km… »  Impressionnant ! Trois conférences sont encore à l’affiche de la Médiathèque.  A ne pas manquer !

 

 

 

ONDES GRAVITATIONNELLES: COMMENT CA MARCHE ?

C’est désormais une tradition bien ancrée que celle d’offrir aux  fidèles auditeurs de la Médiathèque, une série annuelle de quatre conférences dédiées aux Sciences de l’Univers. Alessandro MORBIDELLI, turbiasque, Académicien des Sciences, à qui nous devons cette initiative, choisit les intervenants à la fois pour leurs compétences dans des domaines ardus mais aussi pour leurs qualités pédagogiques qui permettent à un public non-averti de partager leurs connaissances. Ce fut encore le cas, le 6 Janvier, avec Fabien KEFELIAN, chercheur du Laboratoire ARTEMIS de l’Observatoire de la Côte d’Azur qui a su passionner son auditoire avec un sujet a priori difficile d’accès: LES ONDES GRAVITATIONNELLES. Albert EINSTEIN en avait annoncé l’existence… il y a cent ans, mais il n’avait jamais pu en démontrer la réalité, ce qui l’avait amené, parfois, à en douter. Ce n’est qu’en 2015, le 14 Septembre, qu’un groupe de scientifiques américains a pu les mesurer grâce à LIGO, deux interféromètres géants situés, l’un en Louisiane, l’autre dans l’état de Washington, distants de 3000 km. Entrons maintenant dans le vif du sujet et soyons attentifs car les chiffres donnent le vertige! Deux trous noirs, de 29 et 36 masses solaires, qui gravitaient l’un autour de l’autre depuis plusieurs millions d’années, ont décidé de fusionner après ces très longues fiançailles. Cela aurait du donner une masse totale de 65 masses solaires. Sauf que, il n’y en avait que 62! Ce sont ces trois masses solaires « manquantes » qui ont généré le faisceau d’ondes gravitationnelles qui est parvenu jusqu’à nous… au bout de 1,3 milliard d’années-lumière! Double découverte en fait puisque ces ondes ont également permis de prouver l’existence  des trous noirs, souvent contestée par les scientifiques… et par Einstein lui-même ! Pour mieux évaluer ce que représentent ces 1,3 milliard d’années-lumière, il suffit de rappeler que la lumière solaire que nous recevons chaque jour,  ne met que 8 minutes pour parcourir la distance Soleil-Terre!

Interféromètre européen VIRGOC’est  cet instrument de mesure qui a permis de vérifier l’existence des ondes gravitationnelles.Quelques infos concernant l’interféromètre VIRGO situé près de Pise, en Italie. Imaginez deux bras tubulaires,de 1,20m. de diamètre et de trois kilomètres chacun, disposés perpendiculairement. Un signal laser infrarouge est envoyé, sous ultra vide, simultanément dans chacun de ces bras au bout desquels un miroir le renvoie vers son émetteur. Constat des chercheurs: l’un de ces faisceaux a été étiré, l’autre compressé… Constat qui s’est renouvelé à diverses reprises ce qui en a permis la validation. Et qui a apporté la preuve de l’existence des ondes gravitationnelles car si elles étirent l’espace-temps dans une direction, elles le compriment dans la direction opposée!

En clair, un faisceau laser avait soudainement parcouru une distance plus grande que l’autre alors que la distance émetteur laser-miroir était jusqu’à ce moment-là, rigoureusement la même dans les deux bras de l’interféromètre ! Encore un peu d’attention, après l’infiniment grand, passons à l’infiniment petit, car la différence de distance parcourue par les deux faisceaux… est CENT MILLIONS DE FOIS PLUS PETITE QU’UN ATOME ! A noter, si les américains ont été les premiers à détecter ces ondes gravitationnelles, c’est… parce que l’interféromètre européen VIRGO n’était pas encore opérationnel. Il ne l’est d’ailleurs pas davantage aujourd’hui mais  les chercheurs européens ont fortement contribué à l’expérience américaine, si bien que l’on parle aujourd’hui du programme commun LIGO-VIRGO, bel exemple de collaboration internationale. Et si vous n’avez pas encore le vertige, voilà qui va vous le donner: une année-lumière équivaut à une distance de 9.500 milliards de kilomètres. Or, les ondes gravitationnelles qui ont été enregistrées par LIGO-VIRGO ont parcouru une distance de 1,3 milliards d’années-lumière. Il vous suffit de faire la multiplication! Quant à la mesure des ondes elles-même, cent millions de fois plus petites qu’un atome, il suffit de rappeler que la dimension moyenne d’un atome est de 0,0000000001mètre. (10 puissance moins 10 !).

Trois nouvelles conférences sont au programme 2017: ne les manquez pas !

 

 

CONCERT DE NOËL

A l’Eglise St. Michel de La TURBIE, les concerts se suivent… et ne se ressemblent pas ! Le 17 Décembre, Gospels à l’affiche avec 130 spectateurs et le lendemain, 18 Décembre, chants de Noël, avec la soprano turbiasque Barbara MORIANI et une assistance record de près de 250 personnes. Une église trop petite pour offrir des places assises à tous, en dépit des chaises ajoutées au dernier moment ! Affluence record justifiée par l’exceptionnelle qualité vocale de Barbara mais aussi par le programme qu’elle avait choisi, parfaitement accompagné par la Chorale St. Michel et par deux musiciens connus de tous les turbiasques, Silvano RODI à l’orgue et François DUJARDIN au tambourin et galoubet. Si « chanter, c’est prier deux fois » comme le proclame Barbara, cette photo illustre bien son propos où elle apparaît comme en extase…

photos afp

Et pour clore la soirée, un vin chaud,-ou un chocolat chaud-, offert à la sortie du concert par l’Association St. Michel !

FISSION OU FUSION ?

DSC0639MEDIATHEQUE: Quatrième et dernière conférence du Cycle 2016  consacré aux Sciences de l’Univers initié par notre Académicien turbiasque Alessandro MORBIDELLI. Le thème de la soirée de clôture: « Des étoiles à la Lumière… où comment ITER nous prépare un futur énergétique en fusion nucléaire »

Thème passionnant qui nécessitait toutefois une attention soutenue pour ne pas décrocher de l’exposé, pourtant simplifié, du conférencier… Et un espoir quelque peu déçu, en ce qui nous concerne, car le remplacement de la fission nucléaire par la fusion n’est pas pour demain. Et pourtant, quand on compare les dangereuses contraintes de la production d’énergie électrique par l’actuelle fission, -faible rendement, fiabilité des centrales, stockage des déchets-, aux exceptionnels avantages de la fusion, l’impossibilité de déterminer une date pour cette mutation technologique indispensable à notre développement, ne peut que décevoir.

L’un des obstacles majeurs pour l’obtention d’énergie électrique à partir ARC du MITde la fusion est que celle-ci ne peut intervenir qu’à partir de températures extrêmement élevées, de l’ordre de 150 millions de degrés. Actuellement, aucun matériau ne permet de fabriquer un tel « chaudron ». Seule une « enveloppe » magnétique pourra supporter de telles températures. Le remplacement de nos actuelles centrales nucléaires à fission n’est envisageable qu’à terme de plusieurs dizaines d’années…Avec tous les risques et toutes les contraintes que cela suppose.

Iter

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour produire un jour cette énergie inépuisable qui est celle qui anime le soleil ou les étoiles, ITER, un formidable projet est en cours de développement à St. Paul-lez-Durance, près de Cadarache dans les Bouches-du-Rhône. Les 28 pays de l’Union européenne, mais aussi la Chine, l’Inde, le Japon, la Suisse, la Corée, la Russie, les Etats-Unis, soit 35 pays,  sont partenaires de ce projet qui les lie pour les 35 prochaines années. A terme, pour 50 Mégawatts d’énergie fournie, ITER pourra en restituer 500 ! Soit un facteur multiplicateur de 10 ! ITER, dont le coût est aujourd’hui, de 13 milliards d’euros, ne verra peut-être pas le jour avant…2100 ! Et il n’est pas certain que le résultat de ces recherches puisse être exploité! Outre la nécessité d’utiliser une enveloppe magnétique, il faudra aussi contenir la toxicité à l’intérieur et stabiliser le plasma obtenu. Actuellement, cette stabilisation n’a pas dépassé…DIX secondes !

ITER est l’exemple type de ce qu’est la recherche fondamentale indispensable à notre avenir: explorer des domaines inconnus, sans certitude de pouvoir exploiter un jour le résultat de ces recherches. Sans même garantir que les résultats interviennent!

Un immense merci à Alessandro, à tous ses collègues conférenciers qui nous ont enrichis de leurs connaissances et à l’équipe de la Médiathèque de La Turbie.

RADIO 7 VOIX

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En Juillet 2015, nous vous présentions un turbiasque particulièrement créatif:  Stéphane SEVE, initiateur d’un genre nouveau: le « manumérisme » dont la lumière et la sérénité qui se dégageaient de ses oeuvres nous avaient séduits. Sans doute, Stéphane, cet ancien collègue de RMC, a t’il considéré que les programmes radio actuels ne lui permettaient pas d’atteindre cet état second qui prélude à la création.

Il a donc décidé de fonder sa propre station,  « Radio 7 voix »,  diffusée sur 7 voixInternet, qui compte chaque jour de nouveaux adeptes, -dont nous sommes.  Une radio anti-stress, sans bla-bla inutile, qui apaise les tensions, favorise l’écriture, la lecture, la création… ou la méditation.

Nul doute que ses nouvelles créations manuméristes sauront y puiser leur inspiration !

Un risque toutefois : l’addiction ! Vous voilà prévenus !

NB. Ce douzième numéro de LTMV a été entièrement réalisé avec la collaboration, en fond sonore de… RADIO 7 VOIX ! Merci Steph !

Pour accéder à ce programme radio: tapez sur votre ordinateur ou votre tablette : www.7voix.com

LES AVENTURES DE TIAGO (Josette DALUZEAU)

En Mai 2015, nous vous avons présenté le projet de Marijo NARDINI, une ancienne instit de La Turbie, (pardon Madame la Professeure des Ecoles!). Une BD bilingue racontant les aventures du jeune TIAGO, réalisée en collaboration avec ses élèves destinée à faciliter l’insertion des élèves étrangers  inscrits dans nos écoles. Le projet nous avait séduit à la fois par son caractère inédit, mais aussi par la qualité des maquettes que nous avions vues. A l’époque, ce n’était qu’un projet qui nécessitait des aides financières indispensables pour voir le jour. Epreuve difficile…Mais le sang corse de Marijo lui a permis de ne jamais baisser les bras. TIAGO2

Aujourd’hui, le projet est devenu réalité grâce au Rotary-Club de Menton, ce qui montre, une fois encore, que « nul n’est prophète en son pays »…En présence de J.Cl. GUIBAL, Député-Maire de Menton, nous avons fait partie des invités à la cérémonie de remise des 300 premiers exemplaires offerts par le Rotary aux élèves mentonnais. 3 élus turbiasques, Josette DALUZEAU, ancienne collègue de Marijo à l’Ecole de La Turbie, Séverine FAYE, André-François PELLEGRIN ont levé leur verre à la santé de ce jeune et nouveau-venu dans la BD. Bravo Marijo et longue vie à TIAGO !