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QUOI DE NEUF, DOCTEUR ?

C’est la question que nous avons posée à Alessandro MORBIDELLI, Docteur en Mathématiques, astronome, Directeur de recherche à l’Observatoire de la Côte d’Azur, membre de l’Académie des Sciences française mais aussi de l’Académie Royale des Sciences  de Belgique. Une page entière ne suffirait pas pour énoncer les titres et les prix internationaux décernés à Alessandro, -MORBY pour les intimes-, qui sillonne la planète pour faire partager le fruit de ses recherches sur la dynamique du système solaire et plus précisément sur la ceinture d’astéroïdes et la ceinture dite de KUIPER située au-delà de l’orbite de Neptune.  Loin de « rouler les mécaniques », -fussent-elles célestes-, Morby, comme tous les vrais « sachants » sait nous faire partager ses connaissances, en toute simplicité, avec des mots accessibles à tous, alors qu’il s’agit d’un domaine d’une rare complexité. Une dernière anecdote qui situe bien, à la fois la compétence reconnue à l’international de notre académicien turbiasque, mais aussi sa modestie: il détesterait que je vous dise que l’astéroïde 5596, découvert en 1991 par Henry HOLT, entre Mars et Jupiter, a été baptisé « MORBIDELLI », en hommage à Morby.. Trop tard, Morby !

QUOI DE NEUF? disions-nous. Et bien, précisément, la conférence donnée par Morby, à la Médiathèque de La Turbie, le 10 mars dernier, était consacrée à la découverte d’une NEUVIEME planète ce qui va sans doute compliquer un peu la tâche des astrologues… En effet, PLUTON, qui figurait dans leur panoplie, a été victime des progrès scientifiques qui ont permis d’établir que sa masse calculée lors de sa découverte en 1930, était… mille fois supérieure à la masse réelle que les plus récents calculs ont permis de déterminer. En passant de l’obésité à l’anorexie, PLUTON est devenue une planète naine. Exit PLUTON, place à une nouvelle : la planète IX ! (Pour l’anecdote, ce déclassement, voté à la majorité par les astronomes mondiaux réunis en congrès, a été vivement contesté par les chercheurs américains… Et pour cause: PLUTON était la seule planète découverte par un astronome américain!). A porter au crédit des chercheurs : le fait qu’ils aient eu l’humilité de reconnaitre ce déclassement. Les astronomes ne s’étaient pas trompés mais ils ne disposaient pas en 1930, des outils performants pour l’observation et le calcul, qui sont les leurs aujourd’hui.

Credit: Caltech/R. Hurt (IPAC)

En Janvier 2016, il y tout juste 15 mois,  les astronomes BATYGIN et BROWN, indiquent une très forte présomption d’existence d’une nouvelle planète : la Planète IX.  Plus de dix fois supérieure à la masse terrestre, située à environ mille fois la distance Terre-Soleil, elle se  serait formée pendant  les 4,5 milliards d’années de vie de notre système solaire en éliminant tous les autres objets qui auraient eu l’audace de s’approcher de trop près… Problème:  si toutes les observations et tous les calculs concernant la Planète IX suggèrent fortement son existence, en estimant à 0,07% la probabilité d’un simple hasard, nul ne l’a encore observée. Et sa « découverte » ne sera pas simple, car il faudra, après l’avoir localisée, enregistrer son déplacement, ce qui lui confèrera son statut de planète et non de simple étoile ! Alessandro de nous préciser que « GALILEE avait bien vu Neptune, en 1612, mais n’ayant pu détecter son mouvement, il avait considéré qu’il s’agissait d’une étoile ». Osons dire que trouver « une aiguille dans une botte de foin » relève du jeu d’enfant comparativement à la découverte de cette 9ème planète, dont la masse serait un million de fois plus faible que celle de Neptune et qui se déplacerait 35 fois moins vite… A moins d’une observation due au plus grand des hasards, seul le futur télescope LSST situé au Chili et qui devrait être opérationnel en 2022, permettra d’observer son déplacement et de l’enregistrer comme la NEUVIEME PLANETE DE NOTRE SYSTEME SOLAIRE!

Un immense merci à notre Académicien Alessandro MORBIDELLI pour sa disponibilité et son aide à la rédaction de cet article ainsi qu’à Arzu-Marie de la Médiathèque du village.

PROCHAINE ET DERNIERE CONFERENCE DU CYCLE 2017 « SCIENCES DE L’UNIVERS » à la Médiathèque de La Turbie le Vendredi 28 Avril à 19h30, par Céline Le BOHEC du Centre Scientifique de Monaco, sur le thème:

« Observer les manchots…sans les déranger »

Réservation fortement recommandée au 04 93 35 41 45

 

 

 

 

 

 

L’EVENEMENT LTMV 2017 !

SAMEDI 1er JUILLET: A ne manquer sous aucun prétexte le 3ème Rallye-Jeu pédestre de « La Turbie, mon village »!

En 2015, nous vous avons permis de découvrir les carrières romaines du village,

En 2016, le Trophée d’Auguste et la pinède du pique-nique

En 2017, c’est le Parc départemental de la Grande corniche qui nous accueillera, avec des jeux, des énigmes, portant sur la découverte des merveilles de la nature: faune flore, paysages. Et ce parc est particulièrement riche en la matière…

L’équipe en charge de la préparation du Rallye a déjà effectué les repérages nécessaires pour les accès automobile, les lieux de pique-nique, la préparation des jeux et des énigmes destinés aux adultes comme aux enfants pour cette 3ème journée de convivialité et de découvertes.

Seuls ou en famille, ne manquez pas cette journée gratuite, de plein air, dans un cadre exceptionnel qui servira de décor aux diverses animations que nous préparons à votre intention. Les places étant limitées pour des raisons d’organisation, merci de vous inscrire dès aujourd’hui à l’adresse suivante:

contact@ltmv.fr

Nous tenons à remercier les responsables du Parc Départemental qui nous ont accueillis avec générosité et plus particulièrement Antoine VASSEUR qui fut notre accompagnateur-animateur lors de notre dernier repérage.

Bien cordialement à tous en attendant de nous retrouver le 1er Juillet prochain !

L’équipe LTMV

 

 

 

ONDES GRAVITATIONNELLES:A QUOI ÇA SERT?

Dans un précédent article, nous vous avons rendu compte de la passionnante conférence donnée à la Médiathèque de La Turbie par Fabrice KEFELIAN  le 13 Janvier. Nous avions intitulé cet article: » ONDES GRAVITATIONNELLES, COMMENT CA MARCHE ? » http://www.laturbiemonvillage.fr/2017/01/13/ondes-gravitatio…omment-ca-marche/

Aujourd’hui nous avons demandé à Alessandro MORBIDELLI, Académicien des Sciences, à qui nous devons ce cycle annuel de conférences, de répondre à cette autre  question: « ONDES GRAVITATIONNELLES, A QUOI CA SERT? » Voici sa réponse:

La détection des ondes gravitationnelles ouvre des nouvelles potentialités pour l’astronomie, particulièrement pour étudier les trous noirs et leur formation. En effet, comme leur nom l’indique, les trous noirs n’émettent pas de lumière. Il n’est donc pas possible de les étudier avec les télescopes optiques ou les antennes radio. Mais l’effondrement de la matière vers le trou noir émet bien des ondes gravitationnelles, comme Einstein l’avait prédit. Et on sait aujourd’hui les détecter ! La « forme » de ces ondes nous renseigne assez précisément sur l’événement qui les a générées. Ainsi, l’onde gravitationnelle détectée le 14 Septembre 2015  serait due à la coalescence, de deux trous noirs de 35 et 30 masses solaires, respectivement.  (Coalescence: « phénomène par lequel deux  substances identiques mais distinctes, se réunissent » NDLR). La détection des ondes gravitationnelles va donc nous renseigner sur l’existence des trous noirs et sur leur croissance, due à l’avalement d’étoiles et d’autres trous noirs.

Les astronomes soupçonnent qu’au centre de chaque galaxie il y ait un trou noir super-massif, de millions de masses solaires. Ces trois noirs se seraient formés au tout début de la vie des galaxies, par une séquence d’innombrables épisodes d’accrétion d’étoiles massives. (« accrétion »: constitution ou accroissement d’un corps par agglomération de matière »NDLR). Chacun de ces événements aurait émis des ondes gravitationnelles.  Certes, les galaxies se sont formées il y a très longtemps, il y a une dizaine de milliards d’années, mais en astronomie on peut remonter le temps en regardant loin. En effet, l’évènement détecté le 14 Septembre 2015 était à 1,4 milliards d’années lumières de chez nous. Il a donc eu lieu il y a 1,4 milliards d’années. On peut donc espérer de détecter la formation des trous noirs super-massifs des centres galactiques, à une dizaine de milliards d’années lumières de distance.

En conclusion, les détecteurs des ondes gravitationnelles deviendront de véritables télescopes, avec des observations routinières qui nous renseigneront sur l’astronomie invisible. L’Agence Spatiale Européenne (ESA) envisage la construction d’un observatoire spatial des ondes gravitationnelles, dénommé LISA. Il serait constitué de trois satellites qui volent en formation, disposés en triangle équilatéral de 2,5 millions de kilomètres de taille. Le lancement est prévu en 2034 … si l’Europe existera toujours, en dépit des menaces.

Alessandro MORBIDELLI

Vous avez bien lu: « LISA, un observatoire spatial, (et non plus terrestre), dont les trois satellites seraient distants de 2,5 millions de km… »  Impressionnant ! Trois conférences sont encore à l’affiche de la Médiathèque.  A ne pas manquer !

 

 

 

ONDES GRAVITATIONNELLES: COMMENT CA MARCHE ?

C’est désormais une tradition bien ancrée que celle d’offrir aux  fidèles auditeurs de la Médiathèque, une série annuelle de quatre conférences dédiées aux Sciences de l’Univers. Alessandro MORBIDELLI, turbiasque, Académicien des Sciences, à qui nous devons cette initiative, choisit les intervenants à la fois pour leurs compétences dans des domaines ardus mais aussi pour leurs qualités pédagogiques qui permettent à un public non-averti de partager leurs connaissances. Ce fut encore le cas, le 6 Janvier, avec Fabien KEFELIAN, chercheur du Laboratoire ARTEMIS de l’Observatoire de la Côte d’Azur qui a su passionner son auditoire avec un sujet a priori difficile d’accès: LES ONDES GRAVITATIONNELLES. Albert EINSTEIN en avait annoncé l’existence… il y a cent ans, mais il n’avait jamais pu en démontrer la réalité, ce qui l’avait amené, parfois, à en douter. Ce n’est qu’en 2015, le 14 Septembre, qu’un groupe de scientifiques américains a pu les mesurer grâce à LIGO, deux interféromètres géants situés, l’un en Louisiane, l’autre dans l’état de Washington, distants de 3000 km. Entrons maintenant dans le vif du sujet et soyons attentifs car les chiffres donnent le vertige! Deux trous noirs, de 29 et 36 masses solaires, qui gravitaient l’un autour de l’autre depuis plusieurs millions d’années, ont décidé de fusionner après ces très longues fiançailles. Cela aurait du donner une masse totale de 65 masses solaires. Sauf que, il n’y en avait que 62! Ce sont ces trois masses solaires « manquantes » qui ont généré le faisceau d’ondes gravitationnelles qui est parvenu jusqu’à nous… au bout de 1,3 milliard d’années-lumière! Double découverte en fait puisque ces ondes ont également permis de prouver l’existence  des trous noirs, souvent contestée par les scientifiques… et par Einstein lui-même ! Pour mieux évaluer ce que représentent ces 1,3 milliard d’années-lumière, il suffit de rappeler que la lumière solaire que nous recevons chaque jour,  ne met que 8 minutes pour parcourir la distance Soleil-Terre!

Interféromètre européen VIRGOC’est  cet instrument de mesure qui a permis de vérifier l’existence des ondes gravitationnelles.Quelques infos concernant l’interféromètre VIRGO situé près de Pise, en Italie. Imaginez deux bras tubulaires,de 1,20m. de diamètre et de trois kilomètres chacun, disposés perpendiculairement. Un signal laser infrarouge est envoyé, sous ultra vide, simultanément dans chacun de ces bras au bout desquels un miroir le renvoie vers son émetteur. Constat des chercheurs: l’un de ces faisceaux a été étiré, l’autre compressé… Constat qui s’est renouvelé à diverses reprises ce qui en a permis la validation. Et qui a apporté la preuve de l’existence des ondes gravitationnelles car si elles étirent l’espace-temps dans une direction, elles le compriment dans la direction opposée!

En clair, un faisceau laser avait soudainement parcouru une distance plus grande que l’autre alors que la distance émetteur laser-miroir était jusqu’à ce moment-là, rigoureusement la même dans les deux bras de l’interféromètre ! Encore un peu d’attention, après l’infiniment grand, passons à l’infiniment petit, car la différence de distance parcourue par les deux faisceaux… est CENT MILLIONS DE FOIS PLUS PETITE QU’UN ATOME ! A noter, si les américains ont été les premiers à détecter ces ondes gravitationnelles, c’est… parce que l’interféromètre européen VIRGO n’était pas encore opérationnel. Il ne l’est d’ailleurs pas davantage aujourd’hui mais  les chercheurs européens ont fortement contribué à l’expérience américaine, si bien que l’on parle aujourd’hui du programme commun LIGO-VIRGO, bel exemple de collaboration internationale. Et si vous n’avez pas encore le vertige, voilà qui va vous le donner: une année-lumière équivaut à une distance de 9.500 milliards de kilomètres. Or, les ondes gravitationnelles qui ont été enregistrées par LIGO-VIRGO ont parcouru une distance de 1,3 milliards d’années-lumière. Il vous suffit de faire la multiplication! Quant à la mesure des ondes elles-même, cent millions de fois plus petites qu’un atome, il suffit de rappeler que la dimension moyenne d’un atome est de 0,0000000001mètre. (10 puissance moins 10 !).

Trois nouvelles conférences sont au programme 2017: ne les manquez pas !

 

 

CONCERT DE NOËL

A l’Eglise St. Michel de La TURBIE, les concerts se suivent… et ne se ressemblent pas ! Le 17 Décembre, Gospels à l’affiche avec 130 spectateurs et le lendemain, 18 Décembre, chants de Noël, avec la soprano turbiasque Barbara MORIANI et une assistance record de près de 250 personnes. Une église trop petite pour offrir des places assises à tous, en dépit des chaises ajoutées au dernier moment ! Affluence record justifiée par l’exceptionnelle qualité vocale de Barbara mais aussi par le programme qu’elle avait choisi, parfaitement accompagné par la Chorale St. Michel et par deux musiciens connus de tous les turbiasques, Silvano RODI à l’orgue et François DUJARDIN au tambourin et galoubet. Si « chanter, c’est prier deux fois » comme le proclame Barbara, cette photo illustre bien son propos où elle apparaît comme en extase…

photos afp

Et pour clore la soirée, un vin chaud,-ou un chocolat chaud-, offert à la sortie du concert par l’Association St. Michel !

FISSION OU FUSION ?

DSC0639MEDIATHEQUE: Quatrième et dernière conférence du Cycle 2016  consacré aux Sciences de l’Univers initié par notre Académicien turbiasque Alessandro MORBIDELLI. Le thème de la soirée de clôture: « Des étoiles à la Lumière… où comment ITER nous prépare un futur énergétique en fusion nucléaire »

Thème passionnant qui nécessitait toutefois une attention soutenue pour ne pas décrocher de l’exposé, pourtant simplifié, du conférencier… Et un espoir quelque peu déçu, en ce qui nous concerne, car le remplacement de la fission nucléaire par la fusion n’est pas pour demain. Et pourtant, quand on compare les dangereuses contraintes de la production d’énergie électrique par l’actuelle fission, -faible rendement, fiabilité des centrales, stockage des déchets-, aux exceptionnels avantages de la fusion, l’impossibilité de déterminer une date pour cette mutation technologique indispensable à notre développement, ne peut que décevoir.

L’un des obstacles majeurs pour l’obtention d’énergie électrique à partir ARC du MITde la fusion est que celle-ci ne peut intervenir qu’à partir de températures extrêmement élevées, de l’ordre de 150 millions de degrés. Actuellement, aucun matériau ne permet de fabriquer un tel « chaudron ». Seule une « enveloppe » magnétique pourra supporter de telles températures. Le remplacement de nos actuelles centrales nucléaires à fission n’est envisageable qu’à terme de plusieurs dizaines d’années…Avec tous les risques et toutes les contraintes que cela suppose.

Iter

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour produire un jour cette énergie inépuisable qui est celle qui anime le soleil ou les étoiles, ITER, un formidable projet est en cours de développement à St. Paul-lez-Durance, près de Cadarache dans les Bouches-du-Rhône. Les 28 pays de l’Union européenne, mais aussi la Chine, l’Inde, le Japon, la Suisse, la Corée, la Russie, les Etats-Unis, soit 35 pays,  sont partenaires de ce projet qui les lie pour les 35 prochaines années. A terme, pour 50 Mégawatts d’énergie fournie, ITER pourra en restituer 500 ! Soit un facteur multiplicateur de 10 ! ITER, dont le coût est aujourd’hui, de 13 milliards d’euros, ne verra peut-être pas le jour avant…2100 ! Et il n’est pas certain que le résultat de ces recherches puisse être exploité! Outre la nécessité d’utiliser une enveloppe magnétique, il faudra aussi contenir la toxicité à l’intérieur et stabiliser le plasma obtenu. Actuellement, cette stabilisation n’a pas dépassé…DIX secondes !

ITER est l’exemple type de ce qu’est la recherche fondamentale indispensable à notre avenir: explorer des domaines inconnus, sans certitude de pouvoir exploiter un jour le résultat de ces recherches. Sans même garantir que les résultats interviennent!

Un immense merci à Alessandro, à tous ses collègues conférenciers qui nous ont enrichis de leurs connaissances et à l’équipe de la Médiathèque de La Turbie.

RADIO 7 VOIX

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En Juillet 2015, nous vous présentions un turbiasque particulièrement créatif:  Stéphane SEVE, initiateur d’un genre nouveau: le « manumérisme » dont la lumière et la sérénité qui se dégageaient de ses oeuvres nous avaient séduits. Sans doute, Stéphane, cet ancien collègue de RMC, a t’il considéré que les programmes radio actuels ne lui permettaient pas d’atteindre cet état second qui prélude à la création.

Il a donc décidé de fonder sa propre station,  « Radio 7 voix »,  diffusée sur 7 voixInternet, qui compte chaque jour de nouveaux adeptes, -dont nous sommes.  Une radio anti-stress, sans bla-bla inutile, qui apaise les tensions, favorise l’écriture, la lecture, la création… ou la méditation.

Nul doute que ses nouvelles créations manuméristes sauront y puiser leur inspiration !

Un risque toutefois : l’addiction ! Vous voilà prévenus !

NB. Ce douzième numéro de LTMV a été entièrement réalisé avec la collaboration, en fond sonore de… RADIO 7 VOIX ! Merci Steph !

Pour accéder à ce programme radio: tapez sur votre ordinateur ou votre tablette : www.7voix.com

LES AVENTURES DE TIAGO (Josette DALUZEAU)

En Mai 2015, nous vous avons présenté le projet de Marijo NARDINI, une ancienne instit de La Turbie, (pardon Madame la Professeure des Ecoles!). Une BD bilingue racontant les aventures du jeune TIAGO, réalisée en collaboration avec ses élèves destinée à faciliter l’insertion des élèves étrangers  inscrits dans nos écoles. Le projet nous avait séduit à la fois par son caractère inédit, mais aussi par la qualité des maquettes que nous avions vues. A l’époque, ce n’était qu’un projet qui nécessitait des aides financières indispensables pour voir le jour. Epreuve difficile…Mais le sang corse de Marijo lui a permis de ne jamais baisser les bras. TIAGO2

Aujourd’hui, le projet est devenu réalité grâce au Rotary-Club de Menton, ce qui montre, une fois encore, que « nul n’est prophète en son pays »…En présence de J.Cl. GUIBAL, Député-Maire de Menton, nous avons fait partie des invités à la cérémonie de remise des 300 premiers exemplaires offerts par le Rotary aux élèves mentonnais. 3 élus turbiasques, Josette DALUZEAU, ancienne collègue de Marijo à l’Ecole de La Turbie, Séverine FAYE, André-François PELLEGRIN ont levé leur verre à la santé de ce jeune et nouveau-venu dans la BD. Bravo Marijo et longue vie à TIAGO !

VOLS DE MIGRANTS

Nous avons demandé à Yvonne DELEPINE, que nous vous avions présentée dans LTMVMag du mois d’Août dernier, ancienne Présidente départementale de la Ligue pour la Protection des Oiseaux mais toujours très active au sein de la L.P.O. en qualité de responsable départementale,  de nous commenter le récent et très impressionnant vol de « migrants » dans le ciel turbiasque.

Vous êtes certainement nombreux à avoir vus et entendus des oiseaux de grande envergure survoler notre village d’ouest en est les 20 et 23 février. Non, ce ne sont pas des oies sauvages mais des grues cendrées (grus grus). Cet oiseau, d’une longueur de 96 à 119 cm et d’une envergure de 180-222 cm, migre actuellement. Dans les Alpes Maritimes nous avons déjà observé  de beaux passages de grues cendrées, avec environ 5000 individus comptés dans une seule journée, mardi 23, au-dessus de La Turbie. Levez les yeux et tendez l’oreille, d’autres pourraient passer d’ici fin mars. Le nombre de grues choisissant de survoler les Alpes Maritimes semble être en augmentation. Malheureusement la situation est plus dramatique pour d’autres espèces.grues cendrees

Le 23 février, entre deux vols de grues, la première cigogne noire de la saison est passée discrètement dans le ciel turbiasque. Le 24 ce sont les premières hirondelles de fenêtre qui nous ont survolés et le 27 les premières hirondelles rustiques.

grues cendrees 2

Et pour ceux qui veulent en savoir plus sur les grues cendrées:

http://champagne-ardenne.lpo.fr/grue-cendree/migration-et-hivernage/la-migration-des-grues-cendrees-au-jour-le-jour

Nos hirondelles de fenêtre et rustique reviendront chercher les nids en forme de coupelles des années précédentes et les martinets noirs et pâles retrouveront les cavités sous nos toits pour y élever leurs petits, capturant un grand nombre de mouches et de moustiques pour les nourrir. Les hirondelles et les martinets jouent un rôle essentiel dans l’équilibre des écosystèmes en participant à la régulation des populations d’insectes. Ces oiseaux protégés connaissent un déclin alarmant en France. La destruction de leurs nids est, avec les pesticides et la profonde altération de leurs habitats, l’une des causes principales de leur déclin. Ainsi, entre 1989 et 2007, les effectifs d’hirondelles rustiques et de fenêtre ont chuté, chacun, de près de 39%. La migration prénuptiale a bien commencé et se poursuivra dans les semaines à venir, avec en mars le passage de nombreux circaètes jean-le-blanc, dont beaucoup s’arrêteront pour nicher dans notre département. GuepierBien d’autres espèces survoleront notre village, et en mai nous pourrons observer le passage des bondrées apivores, souvent en groupe, et les très colorés Guêpiers d’Europe. Tous ces oiseaux vont repasser au-dessus du village, cette fois d’est en ouest, à l’automne. En septembre et octobre les ornithologues de la LPO seront présents à l’observatoire ornithologique du Fort de la Revère et pourront répondre à vos questions sur le merveilleux phénomène de la migration.

http://paca.lpo.fr/sorties-nature/agenda

Si vous avez des questions à poser à Yvonne DELEPINE ou des commentaires à faire, des photos à publier, n’hésitez pas: nos colonnes vous sont ouvertes !

Yvonne Delépine
Coordinatrice du Groupe Local Littoral Niçois et Mentonnais
Ligue pour la Protection des Oiseaux LPO PACA
Tél : 04 92 10 86 80
Mail : ydelepine@free.fr
Siège social : LPO PACA – Villa Saint Jules – 6 Av. Jean Jaurès – 83400 HYERES LES PALMIERS – tel : 04 94 12 79 52
Site : http://paca.lpo.fr   –  Base de données collaborative en ligne : http://www.faune-paca.org

LE CIEL N’EST PLUS CE QU’IL ETAIT, MA BONNE DAME !

Alessandro MOBIDELLI, résident turbiasque, est l’un des astronomes de l’Observatoire de Nice Côte d’Azur. Nous vous l’avions présenté dans le numéro de LTMVMag. du mois de Décembre 2015. Récemment élu au sein de la prestigieuse Académie des Sciences, en qualité de membre associé! Total respect, Monsieur l’Académicien et merci pour votre précieuse collaboration ci-après!

DSC0639Deux nouvelles astronomiques ont eu un large écho dans la presse ces dernières semaines et il se trouve que la recherche azuréenne y est impliquée. La première  est celle de la « découverte » de la neuvième planète du Système Solaire. ll n’est pas vraiment correct de parler de « découverte » car la planète n’a pas encore été vue. Deux astronomes du California Institute of Technology, dont l’un est un ancien stagiaire de l’Observatoire de la Côte d’Azur, ont déduit son existence du fait que les plus lointains parmi les objets connus du Système Solaire partagent tous à peu près la même orbite. Obs NiceLa planète aurait elle-même une orbite très allongée, qui l’amène 1.000 fois plus loin que la Terre du Soleil tous les 20.000 ans. Cependant, les astronomes américains n’ont pas pu déterminer où cette planète se trouverait actuellement sur son orbite.

Ici rentre en jeu Agnès Fienga, du laboratoire Géoazur, que  certain Turbiasques connaissent car elle était venue nous parler il y a deux ans des cycles climatiques liés aux oscillations de l’orbite de la Terre. Elle a analysé les mouvements de Saturne ces 12 dernières années, que l’on connait avec grande précision grâce à la sonde Cassini qui  tourne autour de cette planète depuis 2004.  Le mouvement de Saturne est assez précisément décrit par les calculs mathématiques qui prennent en compte les effets d’attraction des autres planètes connues du Système Solaire. Mais Agnès a montré que la précision des calculs augmenterait d’avantage si la nouvelle planète était actuellement à mi-chemin dans son mouvement d’éloignement du Soleil. Grâce à cette information, trouver cette planète pourrait être un peu plus facile qu’initialement prévu.

Quant à la deuxième nouvelle annoncée en préambule de cet article, il s’agit de la preuve de l’existence des ondes gravitationnelles annoncées par EINSTEIN, il y a 70 ans, jamais démontrée jusqu’ici et dont Alessandro vous parlera dans le prochain numéro de LTMVMag. Une découverte qui constitue une avancée scientifique majeure.