Archives pour la catégorie Vie du village

La TURBIE d’HIER… et d’aujourd’hui

120 photos, la doyenne datant de 1860, – il y a 158 ans !-, pour rappeler aux plus anciens et faire découvrir aux plus jeunes, ce qu’était la vie du village… Organisée par les gardiennes de la mémoire turbiasque, Monique BOURGEOIS-MARTELLI, Michèle BERTOLA-VANCO, Annick CHAMPION,  à la Chapelle de la Piètà du 20 au 29 Avril dernier, cette exposition gratuite a permis à tous les visiteurs un saut dans le passé.
De G. à D. Annick CHAMPION, une visiteuse Chantal CALZOLARI, Monique BOURGEOIS-MARTELLI, Michèle BERTOLA-VANCO

Inauguration de l’expo, le 21 Avril, en présence du Maire

Un record d’affluence a été enregistré avec la visite de 250 scolaires qui avaient beaucoup de mal à croire que ces photos d’un autre temps étaient bien celles du village dans lequel ils vivent.  Et une question qui revenait souvent: « C’est vous Madame qui avez pris ces photos? » montrant ainsi que la galanterie n’est pas une qualité innée mais acquise avec les années! Un visiteur de marque, particulièrement intéressé, notre ami l’historien André FRANCO

DES MARRONNIERS A L’ECOLE… ?

Pour les journalistes, les « marronniers » sont les sujets qui reviennent chaque année, à la même saison: les soldes à l’automne,  les régimes minceurs à la veille de l’été…
L’école, aussi connaît ses marronniers: la grippe, les poux, les gastro-entérites.
Nettement moins sympas, mais inévitables, quelles que soient les précautions sanitaires prises !
Et notre école n’y a pas échappé cette année encore, soulevant toutefois un émoi inhabituel en raison de la mise en cause de la cantine, avant même toute analyse épidémiologique et sanitaire.
Rien de surprenant:  les symptômes étant des vomissements et des diarrhées, la relation à la nourriture vient immédiatement à l’esprit !
Or, il faut rappeler que la contamination alimentaire n’intervient que dans 20% des cas de gastros. Dans la majorité des cas, 80%, le responsable est un virus que l’on peut rencontrer à tout coin de rue, sans que la nourriture soit impliquée!
Mais comment identifier ce responsable, tellement les pistes sont nombreuses? Une véritable enquête est nécessaire! Le fournisseur des plats préparés? C’est le même pour tout un ensemble d’établissements, cantines, EHPAD notamment. Or, a priori, seule notre école a été touchée. L’eau du robinet?  Les analyses à 24, 48, 72 heures se sont révélées négatives. Une contamination des aliments à la cantine?
Les prélèvements se sont révélés négatifs, sauf que ceux qui ont été ingérés ne peuvent plus être analysés.De plus, tous les élèves n’ont pas été atteints et tous les malades ne l’ont pas été le même jour…Une quarantaine d’enfants contaminés alors que 210 élèves fréquentent la cantine, ainsi qu’une dizaine d’adultes!
Un vrai casse-tête!  Mais la cantine n’a t’elle pas droit, elle aussi, à la « présomption d’innocence » dans l’attente d’une éventuelle mise en cause?
Dès lors, l’origine virale, celle des 80%, se profile.N’importe qui, enfant ou adulte, a pu importer le virus à l’intérieur de l’école qui devient un foyer infectieux qui va de développer à grande vitesse, car tous les objets deviennent des supports potentiels. Que doit faire un maire responsable, soucieux de la santé des enfants, soumis à la pression des parents inquiets, voire même à la médiatisation de l’épidémie? Fermer la cantine, sachant les problèmes que cela va poser aux familles? Décision difficile à assumer mais impérative dès lors qu’il y a « mise en cause » par lettre ouverte rendue publique. Il est probable qu’il y a quelques années, la cantine n’aurait pas été fermée, s’agissant d’un phénomène annuel connu, que l’on peut qualifier de bénin à de très rares exceptions près. SAUF QUE:
Nous vivons désormais dans une société judiciarisée avec une saisine des tribunaux en forte augmentation qui, si l’on y ajoute la médiatisation par voie de presse et des réseaux sociaux, conduit les maires à se protéger ainsi que leurs services, au nom du principe de précaution qui est devenu constitutionnel. Dommage!
André-François PELLEGRIN

DIX PUISSANCE QUATORZE…

10 puissance 14… Soit cent mille milliards… C’est le nombre de grammes des grains de sable de la dune du Pilat, chère au Docteur Alexandre OTTAVIANI, natif du bordelais, professeur à l’Université de Nice, spécialiste du vieillissement.
Cent mille millards, c’est aussi le nombre de nos cellules… Comparaison impressionnante!
C’est à l’histoire, passionnante, de la naissance, de la vie, de la mort de nos cellules que nous a conviés ce scientifique comme nous les aimons à la Médiathèque de La Turbie. Sympa, décontracté, connecté à son auditoire à qui il a su transmettre son savoir pourtant complexe, en termes simples, à la portée de chacun.Comment, à partir d’une seule cellule fondatrice, un oeuf fécondé,  peut-il parvenir à cet ensemble de cellules où chacune aura son rôle pour assurer le bon fonctionnement de notre organisme?
Sans faire référence à une quelconque intervention divine qui relèverait de la croyance et non de la science, on ne peut qu’être saisi par les interactions de ces cellules qui font penser à une « intelligence cellulaire » dans la mesure où elles sont en mesure d’intervenir, en temps réel, pour faire face à une situation donnée…

Une cellule est capable d’interpréter et de répondre, en temps réel, à des signaux !
Nos cellules communiquent entre elles. Une cellule est en mesure, par exemple,  d’envoyer un signal d’alerte aux cellules menacées afin qu’elles prennent les mesures de sauvegarde nécessaires à leur bon fonctionnement! De même, certaines de nos cellules sont capables de s’autodétruire lorsqu’elles sont en surnombre ou fonctionnement mal! Or, ce processus s’interrompt lorsqu’un cancer apparaît, ce qui ouvre des pistes pour la recherche puisqu’il « suffirait » d’agir sur le signal de surproduction cellulaire ou encore de régénérer les cellules menacées d’autodestruction…Mais rien n’est simple dans ce domaine: certaines cellules cancéreuses programmées pour être détruites, sont capables d’inverser le processus dès lors qu’il y aurait une possibilité de survie pour elles !
Il existe aussi, une intelligence du Mal…
Bonne nouvelle: notre corps se renouvelle en permanence! Vous ne vous en êtes peut-être pas aperçu, mais nous changeons de corps tous les quinze ans! Vingt milliards de nos cellules meurent chaque jour, fort heureusement aussitôt remplacées. A chaque seconde de notre vie, vingt millions de cellules se multiplient et donnent naissance à 40 millions de cellules-filles! Si bien que la plupart de nos organes sont plus jeunes que nous! Parmi les cellules dont la durée de vie est la plus courte, celles de l’épiderme qui se renouvellent tous les 28 jours et le Dr. OTTAVIANI de nous préciser que chacun de nous élimine, chaque année… deux kilos de cellules épithéliales mortes! Petit bémol: nos neurones, eux, ont bien notre âge !

Et une question: si nos cellules se renouvellent, pourquoi vieillit-on?

On en est encore au domaine des hypothèses. Certains chercheurs pensent que nos cellules ne se dédoublent pas indéfiniment. Les télomères fixés à l’extrémité des chromosomes diminueraient de longueur à chaque division pour finir par cesser toute activité..En théorie, il suffirait donc d’empêcher le raccourcissement des télomères pour augmenter la durée de vie et il semble qu’une enzyme y parvienne.Et le Dr. OTTAVIANI de nous présenter une petite hydre aux particularités étonnantes: si on la coupe en petits morceaux, y compris la tête, chaque morceau reconstitue une hydre complète !
Etant virtuellement impossible à tuer, la bestiole est immortelle!
Selon Alexandre OTTAVIANI, nous pouvons aider nos cellules à mieux fonctionner… grâce au jeûne !  En effet, chacun de nos systèmes, cardio-vasculaire, cérébral, respiratoire, rénal, nerveux, lymphatique, intestinal, comme notre organisme tout entier, a besoin de récupérer afin que nos sens, la vue, le toucher, l’odorat, le goût et l’ouïe fonctionnent au mieux. Les études montrent que pour la souris de laboratoire, comme pour l’homme, le jeûne stimule le fonctionnement cellulaire et renforce nos défenses immunitaires.
Autre facteur ralentissant les effets du vieillissement: les techniques permettant de limiter ou de supprimer le stress. L’intensité du stress influe directement sur la longueur de nos télomères. D’où l’impérieuse nécessité pour les parents de veiller à épargner à leurs enfants toute source de stress, dès le plus jeune âge!
Toutefois, ne rêvons pas: l’immortalité n’est pas pour demain! Et c’est mieux ainsi. Une simulation due à des scientifiques de l’Université de San Paolo a montré qu’une population d’immortels vivant aux côtés d’une population de mortels, serait vouée à l’extinction. Nous devons accepter le vieillissement, non seulement parce qu’il est inéluctable, mais aussi parce qu’il résulte d’une évolution qui garantit la survie de l’espèce humaine.

Cette 4ème conférence concluait le cycle 2018 dédié à « La vie, la mort, la vie ». Ce thème choisi par Alexandre MORBIDELLI, l’initiateur de ces rendez-vous annuels consacrés aux « Sciences de l’Univers » .Un immense merci à Alessandro MORBIDELLI, à ses amis conférenciers,  aux responsables de la Médiathèque, Madame THERON, ARZU, pour l’organisation et l’accueil chaleureux qui nous est réservé. A l’année prochaine?


André-François PELLEGRIN
Conseiller municipal
Président de « La Turbie, mon village »

POUR UNE NOUVELLE APPROCHE DES RESSOURCES COMMUNALES

La baisse drastique de la dotation globale de fonctionnement, des subventions diverses, des aides parlementaires et autres apports financiers, a certes permis dans un premier temps, de rendre plus vertueux encore notre budget communal, mais, ne nous y trompons pas, ce n’est qu’une rémission. Cette baisse continuera jusqu’à menacer notre relative autonomie de gestion, si nous ne réfléchissons pas, dès aujourd’hui, à la modification de notre approche de la gestion financière communale.
Depuis des décennies, les maires se sont comportés en « simples » gestionnaires des ressources.
Ce mode de fonctionnement est aujourd’hui menacé. Les maires devront affronter un nouveau défi : devenir des créateurs de richesses communales, à la manière des chefs d’entreprises. C’est une nouvelle approche culturelle qui les attend, à laquelle tous ne sont pas préparés. Face à la crise, leur réaction immédiate est de faire l’inventaire des biens communaux qui pourraient être vendus au secteur privé. Vendre un terrain, par exemple, permet certes, une rentrée d’argent immédiate mais outre le fait que cela est moralement regrettable car cela revient à céder un patrimoine qui nous a été légué par nos prédécesseurs, cela est surtout suicidaire car lorsque tous les biens auront été vendus, quelle sera la marge de manœuvre ?
Il y a pourtant une réponse possible. Prenons l’exemple le plus simple, celui d’un terrain disponible. Plutôt que de le vendre, construisons à l’aide d’un prêt bancaire, un immeuble à usage locatif,
• Notre qualité de propriétaire permet d’en choisir les locataires, c’est-à-dire, des turbiasques,
• Les loyers perçus viennent en déduction des remboursements bancaires,
• Au terme du prêt, l’immeuble devient une source de richesse.
Non seulement le patrimoine a été préservé, mais il a été valorisé et un centre de profits a été créé pour la commune.
Autre piste à explorer : la prise de participation dans des activités commerciales ou industrielles qui pourraient être créées. La commune devient alors actionnaire.
Compte-tenu du temps administratif qui n’est pas le nôtre, pour être opérationnelles dans dix ans, les réflexions doivent être lancées aujourd’hui.
Il s’agit bien d’un changement culturel important dans la manière de concevoir la gestion communale, les maires étant appelés à endosser, pour partie, le costume de chef d’entreprise… Est-ce une utopie ?MONACO MATIN DU 30 MARS 2018

André-François PELLEGRIN
Conseiller municipal

SOIREE CHOUCROUTE !

Deux cents convives, 50 kilos de pommes de terre, 60 kilos de choucroute, 120 litres de bière, les « Tyrolfest » pour une animation musicale en authentiques culottes de peau, tous les ingrédients étaient réunis pour que la soirée organisée par le Comité des Fêtes de La Turbie, soit réussie. Et elle fût ! Même la météo, en restant très maussade, avait apporté sa collaboration !
Merci donc au Président Jean-Luc CLOUPET et à son équipe d’avoir choisi ce thème de la soirée. Car, selon des études récentes, il semblerait que les convives n’aient pas été les seuls à se régaler de cette choucroute: il faut y ajouter les 100.000 milliards de bactéries qui constituent notre microbiote intestinal, siège pour certains de notre deuxième cerveau. Si certains d’entre vous culpabilisent en pensant à leur ligne, qu’ils se rassurent : non seulement la choucroute ne fait pas grossir car son pouvoir calorique est faible : 30 kcal pour 100g, (*), mais elle est riche en vitamines et en minéraux. De plus, les probiotiques qu’elle produit favorisent les fonctions immunitaires, cognitive, digestive, endocrinienne ! Que demander de plus si ce n’est : « A quand la prochaine soirée choucroute ? »
Merci « Docteur » CLOUPET !
(*) Nous avons volontairement oublié le lard, les saucisses, le jambonneau !

André-François PELLEGRIN

 

 

EN… QUETE d’histoire à l’Eglise St. MICHEL

Une enquête digne d’une série policière…

Vendredi 9 Mars, « vernissage » de la restauration d’une peinture murale de la chapelle de la « Vierge de Miséricorde » en l’Eglise St. Michel de La Turbie, à l’initiative du Maire, Jean-Jacques RAFAELLE et de son Adjointe à la Culture, Hélène GROUSELLE. Une peinture murale représentant une religieuse et un saint homme, recouverte pour une partie importante, d’un badigeon blanc. Une peinture anonyme, sans grand intérêt artistique, qui s’avèrera n’être que la reproduction laborieuse, à la limite de la maladresse, d’une oeuvre beaucoup plus ancienne, une huile sur toile datant du milieu du XVIème s., signée Girolamo MUZIANO que l’on peut voir à Pérouse. Rien de bien passionnant, a priori, pour les  profanes, si ce n’est la grande délicatesse de la restauration, toute en légèreté respectueuse. Un peu à la manière de ces chirurgiens esthétiques dont la réussite se mesure au fait… qu’elle est invisible!

ET POURTANT…! Pendant 90 minutes, Florence CREMER, restauratrice de peintures murales  et Sophie KOVALEVSKY-WEYMULLER, chercheuse en histoire de l’art, ont su passionner leur auditoire, en décrivant leur travail. Comment, à partir d’un simple détail pictural, échafauder les multiples hypothèses possibles,  à la recherche de l’identité des personnages ? Le chapeau épiscopal posé en bas et à droite du tableau fait référence à un évêque. Mais lequel? St. François  de Sales? Saint Jean de la Croix? Saint Vincent de Paul? St. Charles Borromée? Chacune de ces hypothèses nécessite de longues et patientes investigations. Toutes conduiront à une impasse et nos deux enquêtrices décideront de revenir aux fondamentaux du départ, de remonter plus loin dans le passé comme le font souvent les spécialistes des affaires criminelles. Et St. Augustin s’imposa ainsi que sa mère, Ste Monique. Et de nous apprendre au passage que la jeunesse de St. Augustin n’avait pas été d’une sagesse exemplaire, au grand désespoir de sa mère… Ce qui laisse à chacun de nous un espoir salutaire!

La comparaison entre la toile du XVIème s. et notre peinture murale ne laisse évidemment aucun doute quant à la véracité de cette hypothèse, même si les symboles trinitaires qui ne figurent pas sur l’oeuvre originale ont probablement été l’objet d’un « repeint » ultérieur. L’enquête est bien bouclée et notre village peut s’enorgueillir désormais de posséder une oeuvre rare dont nous devons la restauration à la générosité d’un « facilitateur », car le mot « mécène » le gêne quelque peu: Daniel AUDEMARD, Président de la SOCAT, la plus importante entreprise turbiasque. Sans son aide, sans son souhait de ne pas limiter son intervention à la simple restauration de la peinture, mais de l’accompagner de la recherche historique qui permit d’identifier les personnages, sans l’association, rare elle aussi, d’une restauratrice et d’une historienne, nos deux personnages n’auraient pas été identifiés. Merci à tous trois pour cet enrichissement de notre patrimoine et pour nous avoir permis de suivre, pas à pas, les étapes de cette enquête historique peu commune et passionnante.

LE RETOUR DE L’ETOILE

Vous l’aviez certainement remarqué: une étoile s’était égarée dans le ciel turbiasque, en 2014 … et notre ciel s’était  brusquement assombri. Il s’agissait bien évidemment de l’étoile que le « Guide rouge », le célébrissime Guide Michelin, avait retiré à l’Hostellerie Jérôme, à la grande déception des fidèles de Bruno et de Marion CIRINO. Eh! bien, cette étoile est de retour et le ciel turbiasque a retrouvé sa splendeur passée. Décision d’autant plus juste, que la table de l’Hostellerie n’avait en rien démérité. Plus encore, quand on connaît l’intégrisme de Bruno pour la recherche des produits et leur traitement en cuisine, le perfectionnisme de Marion pour l’accueil, le service et le choix des vins, on ne peut que remercier « le Michelin » de leur avoir rendu justice en restituant l’étoile perdue. Retour d’étoile d’autant plus remarquable qu’il est rare qu’un cuisinier retrouve sa deuxième étoile après l’avoir perdue. Loin de se décourager, Bruno et Marion, ont continué, pendant quatre ans, ce travail de moine bénédictin  pour maintenir l’excellence en dépit de la déception.

Jean-Jacques RAFFAELLE, le Maire du village, a voulu associer la population à cette reconnaissance de la profession, en remettant à Marion et Bruno, la Médaille d’Honneur de la Ville.

Distinction parfaitement méritée, elle aussi, puisque c’est tout le village qui la partage désormais. De très nombreuses mentions de La Turbie ont été relevées dans la presse internationale accentuant encore la notoriété du village. Bravo et merci Marion et Bruno !

 « Quelle que soit la qualité d’un individu, seul le groupe est génial! » Marion et Bruno ne l’ont pas oublié et c’est entourés de toute leur équipe qu’ils ont reçu cette médaille…

 

 

 

LINKY, « SUITE » mais non « FIN », hélas

Un résident turbiasque nous écrit pour nous informer que, dans la nuit qui a suivi la pose de son compteur, il a subi VINGT DEUX coupures d’alimentation électrique… Impossible de contacter ENEDIS dont le répondeur téléphonique indique qu’en raison de la situation actuelle, il ne sera répondu à aucun appel… Il y a fort à parier que lorsqu’il parviendra à joindre le service, il lui sera vivement conseillé d’augmenter la puissance de son compteur… donc le coût de son abonnement. ENEDIS explique sans rire, que les anciens compteurs acceptaient des surcharges temporaires de consommation alors que les nouveaux compteurs, beaucoup plus sensibles, les refusent. Mais la finalité reste la même: il faut augmenter la puissance prévue dans l’ancien contrat…et par voie de conséquence le montant de l’abonnement. Cela s’apparente fortement à un cas de vente forcée… punie par la loi!

Autre incidence: il avait été promis, toujours sans rire, que le coût de l’installation de ces 37 millions de compteurs ne pénaliserait pas les usagers. (sans préciser quels seraient les généreux mécènes qui prendraient à leur charge ce coût énorme de CINQ MILLIARDS d’euros). Or, il est désormais avéré que le coût individuel de la pose sera reporté sur les prochaines factures. Ce qu’ a dénoncé la Cour des Comptes qui note au passage que cette opération permettra à ENEDIS d’empocher CINQ CENT MILLIONS d’euros.

Une fois encore, rappelons qu’il ne s’agit-là que de quelques nuisances parmi d’autres, beaucoup plus graves. Nul ne peut affirmer aujourd’hui que la transmission par CPL est sans danger pour la santé publique et dire qu’un four à micro-ondes génère davantage d’ondes nuisibles que LINKY n’est pas acceptable. Il en est des ondes et des radiations comme des allergies: l’accumulation peut conduire, sans problème notable jusqu’ à un seuil qui, une fois franchi, devient nocif. Cela porte un nom: l’EDMA. (Equivalent de Dose Maximale Admissible que connaissent bien tous les collaborateurs des centrales nucléaires)

Autre crainte prévisible: l’utilisation à des fins commerciales des données recueillies par LINKY. Ce que réfute ENEDIS. La Cour des Comptes, encore elle, vient de dénoncer les agissements de SUEZ qui a communiqué les fichiers de HUIT MILLIONS d’usagers! Plus grave encore: le risque de hacking, déjà dénoncé dans ces colonnes. Alors que la C.I.A., YAHOO et d’autres, ont été victimes de piratage informatique, qui peut raisonnablement affirmer qu’un hacker ne pourra pas pénétrer le site d’ENEDIS… pour couper l’alimentation électrique d’un quartier, d’une ville… ou modifier les factures des usagers?

Si vous avez connu un incident à la suite de la pose du compteur LINKY, faites-le nous savoir, soit par mail: afpellegrin@free.fr, soit en postant un commentaire à la suite de cet article. Si vous souhaitez garder l’anonymat, il vous suffit de nous l’indiquer: seules vos initiales apparaîtront. Et, par souci d’équité, si vous êtes satisfait de cette installation, nous publierons également votre témoignage.

André-François PELLEGRIN (afpellegrin@free.fr.Tél. 06 07 93 27 54)

 

 

 

 

UN VIEUX QUARTIER DE LHASSA AU TIBET? (suite)

Lors du Conseil municipal du 13 Décembre 2017, nous avons apporté notre appui au Maire dans ce dossier en instance depuis trois ans. Les différents échanges entre la Mairie et ENEDIS étant restés sans effet à ce jour, chacune des parties rejetant la responsabilité de la situation sur l’autre. Pour compliquer davantage encore le dossier, l’architecte des Bâtiments de France devait valider le projet de nouvel aménagement des câbles, la rue Philippe CASIMIR faisant partie d’un site classé. Lors de la réunion en Mairie qui a fait suite à ce conseil le Maire a effectivement « tapé du poing sur la table », comme nous l’avions suggéré en invoquant la mise en danger des riverains et l’éventualité d’un dépôt de plainte contre ENEDIS. Attitude musclée qui s’est révélée payante puisque les travaux devraient être entrepris avant le mois de Juin.

UN VIEUX QUARTIER DE LHASSA AU TIBET?

Que nenni ! La rue Philippe CASIMIR, à La Turbie, au coeur du village historique, à quelques dizaines de mètres du site protégé du Trophée d’Auguste…

Depuis trois ans, ces fils électriques pendent lamentablement, accrochés aux façades des maisons avec ce message peu rassurant: »DANGER DE MORT »

Des images peu attractives pour les touristes de passage, menaçantes pour la sécurité des usagers, insupportables pour les riverains qui, à chaque orage, sont plongés dans l’obscurité pendant plusieurs heures.

Etrange paradoxe entre ces images dignes d’un pays du tiers-monde et les villes connectées de demain. ENEDIS, nullement gêné, nous impose dans un même temps et un même lieu, les compteurs « communiquants » LINKY auxquels nul ne peut s’opposer et qui équiperont dans les mois qui viennent 35 millions de foyers français. Nous avons déjà longuement parlé de ce compteur dans ces colonnes et il est à craindre que l’actualité nous amène à l’évoquer de nouveau dans les prochains mois