Notre région est d’une très grande biodiversité. Précieuse mais fragile car les écosystèmes sont facilement déséquilibrés. Il ne s’agit pas seulement de protéger les plantes endémiques ou rares mais aussi d’éviter la propagation des plantes invasives dont certaines occupent le terrain et prennent la place des végétaux caractéristiques de la région. Il ne faut donc jamais en planter ou en faire des boutures. En voici quelques-unes. La liste n’est hélas pas exhaustive.
Ailanthe (Ailanthus altissima) qui s’implante beaucoup dans la région et qui petit à petit envahit la commune. On ne peut s’en débarrasser que quand les plants sont très jeunes, après, on est assez désarmé. Soyez attentifs, regardez autour de vous: vous serez surpris par le nombre de plants d’ailanthe…
Mimosa qui malgré sa beauté est une plante envahissante. De grandes surfaces autour de Cannes sont devenues des terrains impénétrables.
Raisin d’Amérique considéré comme une peste végétale. Il faut l’arracher avant qu’il n’ait atteint 40cm sinon ses racines sont trop grandes.
Séneçon anguleux dont les fleurs jaunes sont si belles dans le paysage à la fin de l’automne mais qui étouffe les espèces naturelles. Difficile de s’en débarrasser. Donc, à ne pas bouturer dans son jardin !

Dans la haute-vallée de la Gordolasque, des champs entiers de framboisiers ont été remplacés par l’épilobe devenue invasive. Non toxique, d’une jolie couleur, elle ne saurait toutefois nous consoler de la disparition des framboisiers sauvages.Avant de planter un végétal il faut donc bien se renseigner. Seuls pousseront bien, sans engrais ni pesticides, les plantes adaptées au type de sol et au climat. (Maggy PINCEMIN)
Pour en savoir plus sur le sujet: http://www.observatoire-biodiversite-paca.org/
Une idée de sortie originale qui devrait passionner les enfants… et leurs parents: la visite du Musée d’Anthropologie Préhistorique de Monaco. Ce n’est pas commun d’approcher un mammouth laineux âgé de 30.000 ans et de découvrir un grand nombre de témoignages de la Préhistoire de notre région: pierres taillées, outils en bois de renne, parures en coquillages ! (Salle Albert 1er)

4ème et dernier volet de l’étude signée André FRANCO consacrée aux carrières romaines du village. Après avoir contribué à l’Histoire avec l’édification du Trophée d’Auguste, elles furent une ressource économique pour les habitants avec l’exploitation de cette pierre remarquable. Plus récemment, elles servirent de décor pour des manifestations festives ou artistiques avant de sombrer dans l’oubli. LTMV a voulu leur donner un coup de projecteur, en les choisissant comme étape finale de notre Rallye-Jeu pédestre de Juin, ce qui fut une découverte pour certains participants. André FRANCO signe cette 4ème et dernière chronique qui leur est consacrée.
De 1940 à 1944, la commune était administrée par la Délégation spéciale de 4 membres. En sa séance du 28 septembre 1942 la Délégation demande le classement en Monuments historiques des Carrières romaines du Justicier et des fourches du Justicier. Les fourches seront classées par arrêté du 3 janvier 1944 et les Carrières romaines du Justicier le 9 août 1944. Les événements se succèdent en ces moments durs et difficiles. La Libération de La Turbie, le dimanche 3 septembre 1944, verra alors l’installation de la Délégation spéciale sous le présidence de Jean Favre. Le 10 septembre aura lieu la première réunion du Comité. Jean Favre avec son charisme, ne pouvait qu’être attiré par nos sites historiques: le Trophée d’Auguste qui a fait l’objet de la Convention de 1953 ainsi que le site des Carrières romaines du Justicier. Ces sites offraient de magnifiques lieux pour l’organisation des festivités durant les mois d’été. Ainsi, en Juillet 1975, Pierre Cauchereau, organiste renommé, titulaire du grand-orgue de Notre-Dame de Paris, dirigea une superbe soirée musicale au piano, sur le site des Carrières romaines. Et, comme c’était à La Turbie, la brume ne manqua pas de retenir la bonne attention de l’artiste ce soir là. Le grand orchestre de l’Opéra de Monaco y organisa aussi une soirée. Quelques années plus tard une troupe théâtrale devait y jouer la pièce célèbre d’Albert Camus, Caligula. Puis les circonstances firent qu’il n’y eut plus de suite.
Désormais, c’est la célébration de la fête de la Saint-Roch, le 16 août, qui rassemble sur le site les Turbiasques et les estivants autour des autorités. En Turbiasque, en regardant mon arbre généalogique, je ne peux m’éviter de terminer en disant, comme l’auraient dit nos courageux anciens: