Archives pour la catégorie Portrait du mois

Maxime DOUCE

Maxime.0904Surdoué?  Hyper-actif?  Peut-être! Précoce? Sûrement!

Jugez plutôt:

A 13 ans, Maxime crée « Best Hits », une radio associative sur internet qui diffuse 24/24h et 7 jours sur 7! Pendant trois ans, Maxime assisté de techniciens et d’animateurs, tous bénévoles, répartis un peu partout et qui pour la plupart ne se sont jamais rencontrés, diffusera ses programmes!

A 16 ans, ce jeune turbiasque crée « Be One Productions »,  une agence de communication spécialisée dans la mise en place de sites internet et de création graphique. Une centaine de clients, près de 250 sites sur la toile.

Une fois n’est pas coutume, c’est le moment de faire appel au Cid de Pierre CORNEILLE: « Je suis jeune, il est vrai, mais aux âmes bien nées, la valeur n’attend pas le nombre des années »…. Ce qui va suivre, le démontre !

beone« Be one » va donner une autre idée à Maxime:  organiser, en Principauté, sous la marque « So fresh », des événements festifs pour ados de 13 à 16 ans. Le constat est simple: quand on est mineur, l’accès aux discothèques est interdit. Si l’on ajoute que le tarif des consommations est particulièrement élevé pour un budget d’ado, faire la fête « comme les adultes », n’est pas évident. Reste à convaincre les responsables de discothèques de la Principauté afin qu’ils ouvrent leurs portes à cette clientèle nouvelle, de 17.00h à 22.00h par exemple. C’est-à-dire avant l’arrivée des adultes. La force de frappe de Maxime, c’est son pouvoir de convaincre.

3 Et Richard BORFIGA (portrait de LTMV Mag N°11), à son arrivée au NiBox, comprend tout l’intérêt de cette idée nouvelle. Il donne son accord pour 4 soirées pendant l’été. Bilan: 120 entrées pour la première, -tous les copains de Maxime-, 1450 entrées pour la 4ème ! Richard quitte le NiBox mais son successeur maintient la confiance accordée à Maxime. Le règlement des soirées est strict: pas d’alcool, pas de cigarette, un agent de sécurité pour 100 entrées, la formule montre que l’on peut s’amuser sans boire et sans fumer. Ce qui séduit bien évidemment les parents. Et intéresse « Envoyé spécial », le magazine de France 2 qui lui consacre 15mn, il y a un an!

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Résumons: la radio Best-Hits, l’agence BeOne Productions, les soirées SoFresh, trois activités à caser dans des journées de 24 heures. J’allais oublier, les études !

Après l’école primaire à La Turbie, le collège André Maurois à Menton, le lycée Pierre et Marie Curie, ce sera l’EDHEC de Nice, où Maxime boucle en 2016, une 4ème année qui sera sanctionnée par un BBA, – un Bachelor in Business Administration-, le diplôme de gestion le plus répandu au monde.

Aujourd’hui, à 21 ans, Maxime, fort de son expérience plurielle de créateur d’entreprises, enrichi par ses voyages dont un stage Erasmus de 6 mois en Suède, sait dans quelle direction professionnelle s’engager. Et ce ne sera pas le monde  de la nuit, qu’il connaît pourtant très bien.

6Maxime: « Je ne crois pas à l’avenir du monde de la nuit tel qu’il se présente aujourd’hui en Principauté. La demande des clients a fortement évolué et l’offre n’a pas suivi. De plus les tarifs pratiqués sont dissuasifs pour une large partie de la clientèle potentielle. Ce qui conduit les clubs à fermer le Vendredi soir à minuit alors qu’ailleurs dans le monde, les discothèques refusent des entrées. La clientèle la plus large, celle qui n’a pas les moyens de s’offrir un magnum de vodka à 850€ pour 5, se tourne soit vers les « bars secrets » réservés aux initiés, soit vers les restaurants qui après avoir servi les repas, dégagent un espace de danse au centre de la salle, qu’un DJ va animer… Mon avenir professionnel  n’aura rien à voir avec l’univers des discothèques! »

Et nous croyons savoir que son choix s’est porté vers de nouvelles formules de restauration rapide, innovantes, goûteuses, accessibles au plus grand nombre. Locales et exportables ! Un challenge particulièrement ambitieux dont nous reparlerons dans les mois qui viennent! Bravo Maxime! A 21 ans, tu as déjà vécu plusieurs vies !

LE PORTRAIT DU MOIS: RICHARD BORFIGA

DSC0708 Quand on a un frère aîné 7 fois champion de France de tennis, une vraie star qui collectionne les groupies, la place est prise et on a intérêt à choisir une autre voie! Richard aurait pourtant bien aimé taper la balle et signer des autographes lui aussi, mais il s’est résigné. Le tennis a peut-être perdu une chance française pour Roland Garros. Et Richard a choisi… la cuisine. Dans les jupes d’une grand-mère italienne dont les raviolis, cuisinés au poêle à bois, auraient mérité un Oscar de la Cuisine. Dès sa septième année, l’âge de la raison, -enfin c’est ce que l’on dit-, Richard a été autorisé à couper les raviolis de mémé Borfiga. J’ai oublié de vous dire que Richard est né alchimiste. Il sait transmuter toute chose en or. Donc, dès ses 11 ans, il squatte un bord de route… pour vendre des prunes. Et ça marche ! L’école n’étant pas son truc, a 11 ans, il réussit à se faire embaucher dans un restaurant turbiasque… pour éplucher les pommes ! Puis, il entre à l’Ecole hôtelière et là, miracle dû à la passion, les notes du bulletin scolaire s’envolent! (NDLR: les élèves nuls sont rares, mais nombreux sont les élèves mal orientés, hélas). A 15 ans, il décroche le 1er prix du concours Escoffier et il enchaîne les stages. Service militaire à Roquebrune: le capitaine lui demande de faire un « truc » exceptionnel pour la venue imminente d’un général. Il dispose de dix jours. Et le « truc » est exceptionnel, félicitations du général!

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PORTRAIT DU MOIS: PEDRO MACHADO

C’est à croire que les extra-terrestres ont choisi La Turbie comme base tellement nous comptons de personnages à la carrière étonnante dans ce petit village de 3200 habitants! Ce mois-ci, c’est un Turbiasque que vous connaissez certainement dont nous allons vous faire découvrir l’étonnant parcours de vie!

DSC0679Pedro MACHADO est né au Portugal en 1968, au milieu d’une fratrie de 11 enfants. Il arrive en France, à Clermont-Ferrand, à l’âge de 9 mois pour suivre son père engagé chez Michelin. En 1978, la famille repart au Portugal où Pedro décroche un bac scientifique. Orphelin de père, il vient travailler l’été  en France,  pour financer ses études et aider sa famille. C’est ainsi qu’il participe au chantier du Sillet… et fait la rencontre d’Annick ! Il a 19 ans. Finies les études, fini le Portugal ! Et Pedro devient serveur à la Régence. Il le restera 13 ans ! 7 jours sur 7. Toutefois, servir des bières n’est pas sa tasse de thé. Passionné d’informatique, tous les soirs, après des journées de 13h de boulot, il se forme, seul, sur LINUX, un programme ouvert né en Finlande. Une annonce dans le journal, il se présente, il est  engagé le soir même dans une boîte de Sophia ! Les journées sont toujours de 13.00h mais devant un écran. De serveur de bières, Pedro est devenu l’opérateur d’un serveur « open source », comme disent les pros. France-Télécom entre au capital de son entreprise, à hauteur de 75%. Pedro participe au lancement du premier moteur de recherche francophone, le portail VOILA (qui sera le sponsor de l’émission télé LOFT STORY). France-Télécom achète la totalité des actions et Pedro intègre FT qui devient WANADOO. C’est la « positive generation » ce qui convient à merveille à l’ami Pedro! Dès lors, il gravit les échelons à la vitesse d’un cheval au galop. En 2004, il est nommé ingénieur et cadre, lui l’autodidacte! WANADOO vire à l’ORANGE et Pedro est nommé responsable des datas centers, ces énormes hangars qui abritent des centaines d’ordinateurs en charge de gérer les données de milliers d’utilisateurs. Et là: EUREKA ! Pedro a une idée géniale! Plutôt que de climatiser ces hangars surchauffés par les ordinateurs, il a l’idée de récupérer ces thermies inutiles… pour chauffer des bureaux. Opération « gagnant-gagnant »! PlanClimatpedroC’est le projet « free cooling » qui va connaître un succès international et valoir à Pedro de recevoir, en 2011 l’Award qui lui sera remis par le Président d’ORANGE. photo1Et nous étions à ses côtés quand, en 2013 et 2014, il a reçu le Prix du Conseil Général dédié aux économies d’énergie et au développement durable. Pedro, nommé cadre supérieur, devient le manager d’une équipe d’une cinquantaine de collaborateurs en charge des infrastructures d’ORANGE. Data centerPour mesurer l’impact économique et environnemental du free cooling, il faut savoir qu’un data-center comme celui de Sophia par exemple, consomme 2 Mégawatts pour refroidir les dizaines de milliers de serveurs, les baies de stockage, les commutateurs réseaux etc. La récupération de ces 2 Mégawatts de thermies est donc particulièrement importante. La Régence est bien loin: PMACHADOPedro passe sa vie dans les avions, participe à des séminaires, des conférences un peu partout en Europe, et travaille sur de nouveaux projets qui annoncent une révolution de nos habitudes de travail et de vie : la mise en réseaux des connaissances et des savoir-faire! Mais ceci est une autre aventure que nous vous raconterons dans un prochain numéro

ALESSANDRO MORBIDELLI

DSC0639PRIOCCA, un petit village près d’ALBA, 2 Mai 1972. Le petit Alessandro déclare à son papa: « Quand je serai grand, je serai astronome! ». Il a 6 ans, un âge où d’ordinaire, on rêve de devenir pompier, marin ou aviateur! Etudes secondaires à Milan, Master de Physique/Maths car les postes d’astronome sont rarissimes et  il est prudent de  garder les pieds sur terre quand bien même la tête continue de tutoyer les étoiles.  Départ pour Namur où Alessandro, devenu Morby pour ses amis, décroche un Doctorat  de Mathématiques. Mais son rêve est toujours présent. Une opportunité s’offre à lui: l’Observatoire de Nice recherche un stagiaire en Mathématiques. Va pour Nice ! En 1993, un concours du CNRS lui donne accès à la section astronomie. Le rêve est devenuObs Nice réalité. Les mathématiques auront été son passeport pour les étoiles. Désormais, Morby peut vivre pleinement sa passion et faire partager le fruit de ses recherches à ses collègues  à travers les colloques internationaux auxquels il participe activement. Dont celui d’Honolulu en Août dernier, au cours duquel il a organisé une section sur « la dynamique des systèmes planétaires extra-solaires »  et pris la parole, à trois  reprises, devant 3500 astronomes venus du monde entier… A son retour parmi  nous, une énorme surprise l’attend : il vient d’être admis parmi les 263 membres de la très prestigieuse Académie des Sciences, créée il y a 350 ans par Louis XIV et Colbert… Total respect, Monsieur l’Académicien!

Reste, pour le modeste terrien que je suis à engager le dialogue avec un extra-terrestre. Poser les bonnes questions et tenter de comprendre les réponses…

Afp: « C’est quoi l’univers? » galaxieMorby: « Une galaxie comprend environ cent milliards d’étoiles. Et dans l’univers, on compte plusieurs milliards de galaxies vieilles de quatorze milliards d’années, alors que notre soleil ne date, lui, « que » de quatre milliards et demi d’années… » Le temps d’avaler deux comprimés de paracétamol et une deuxième question, plus « terre-à-terre »: « Dans cet incroyable amas d’étoiles, il doit bien avoir de la vie ? » martienMorby: « Pas impossible mais peu probable. Et si elle existe elle doit être très, très éloignée de la Terre. A ce jour, aucune trace de vie n’a été découverte en dépit des nombreuses tentatives de détection. Plus la distance est grande plus un signal éventuel est faible car sa force diminue avec le carré de la distance. Et il y a un saut énorme entre les conditions chimiques nécessaires à la vie… et la vie afp: « mais on a déjà trouvé de l’eau ? » Morby: « L’eau est une condition nécessaire à la vie, mais elle n’est pas suffisante. Une bactérie est complexe et toutes les tentatives pour créer une cellule en labo ont échoué alors que les conditions étaient optimales. Quant à une origine accidentelle de la vie cela relève davantage de la croyance que de la science. Il faut des milliards d’années pour créer une civilisation à partir d’une bactérie. Or, la nôtre n’est vieille que de 4500 ans qui est l’âge de la première pyramide!, celle de Djéser » afp: « les OVNI ?« . Le regard que m’a jeté Morby m’a servi de réponse. Je suis aussitôt passé à la question suivante:  » Ces recherches fondamentales coûtent des fortunes. Quelles sont les applications pratiques pour la société qui les finance ? »

Morby:  » E. E.L.T, le télescope européen en E.ELT Chiliconstruction au Chili, dont l’inauguration est prévue pour 2024, coûtera 2 milliards d’euros. Il sera alors le plus grand au monde, avec un miroir de 100m de diamètre ! Hubble a coûté 26 milliards de dollars. Une mission sur Mars coûtera  2 milliards de dollars. Or, il s’agit d’argent public sans retour pratique direct, mais cela correspond à une quête humaine fondamentale: celle du savoir qui fait partie de nos gênes. C’est aussi pour cette raison que les chercheurs ont un devoir moral de communiquer, humblement, en faisant partager leur savoir au plus grand nombre, en toute simplicité ».  Par ailleurs, le temps n’est plus où un scientifique comme Arago par exemple pouvait être pluridisciplinaire. La masse des données disponibles aujourd’hui est telle que seule la mise en réseau des compétences permet d’avancer. Un chercheur devient un hyper spécialiste d’un champ d’exploration de plus en plus réduit. Le chercheur d’aujourd’hui se doit d’être humble ! afp:  » Revenons sur terre: à l’occasion de la COP 21,  quelle est votre analyse concernant ce sujet d’actualité, le réchauffement de la planète?«  Morby:  » le réchauffement n’est pas contestable. Certes, il y a eu d’autres périodes de réchauffement dans l’histoire de la Terre, mais celui-ci est d’origine humaine. Le taux de CO2 a doublé depuis la révolution industrielle et il est directement corrélé au PIB des pays. Les climato-sceptiques, minoritaires, ne peuvent prétendre le contraire. Le projet ITER de fusion nucléaire, qui reproduit la fusion du  coeur des étoiles, est sans doute l’une des réponses futures à la nécessité de produire de l’énergie. Mais pour y ARC du MITparvenir il faut atteindre des températures de plusieurs millions de degrés, ce qui suppose une « enveloppe » qui supporte de telles températures. » Les matériaux connus sont inefficaces; les chercheurs travaillent donc sur une « enveloppe » magnétique, le « tokamak », qui confine à 150 millions de degrés, deux isotopes, le deutérium et le tritium. Actuellement, aucun réacteur à fusion nucléaire n’a produit plus d’énergie qu’il n’en consomme. A terme, le programme ARC du MIT américain produira trois fois plus d’énergie qu’il n’en consommera. Et peut-être davantage encore ! Ce sera la réponse la mieux adaptée à notre besoin exponentiel d’énergie consommable »

(*) « Notre » académicien est un parfait exemple du chercheur d’aujourd’hui. Loin de s’abriter derrière la science qu’il maîtrise, il la partage, avec des mots simples, à la portée de chacun et ceux d’entre nous qui ont assisté aux soirées organisées chaque année, à la Médiathèque de La Turbie le savent déjà! (cf. le programme 2016, en avant première, dans nos colonnes.)

EPICERIE BOOMERANG

DSC0563Des nouvelles du projet de Laura GIACCO, la jeune turbiasque dont nous avons fait le portrait dans notre numéro de Novembre. Vous vous souvenez: cette épicerie bio de vente en vrac de produits soigneusement identifiés et si possible locaux, qui  dit « non » aux emballages jetables?

Laura et Thomas avaient besoin de 7000 € supplémentaires pour boucler le budget d’aménagement et pour acheter une laveuse spéciale de consignes en verre. 177 « bankers » ont apporté leur obole, parfois modeste, et le challenge a été gagné!

La machine est en place et les travaux d’aménagement avancent à grands pas. L’objectif d’ouvrir avant la fin de l’année est maintenu. Laura, Thomas, familles et amis, découvrent l’efficacité du travail à mi-temps: 12h par jour ! Bravo à tous ! Nous serons présents le jour de l’ouverture !

Le PORTRAIT DU MOIS: Laura GIACCO

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Photo afp

De solides et anciennes racines turbiasques, – son grand-père était carrier au village-, Laura, 29 ans, après un « Master en marketing de projets » obtenu à Sophia-Antipolis, décide de parfaire ses connaissances en faisant sienne cette formule: « le voyage, c’est l’université de l’homme »… Accompagnée de Thomas, ingénieur, Laura entreprend alors un voyage de 18 mois, qui va la conduire dans 18 pays à travers le monde! Avec un budget plus que réduit, 11€ par jour, le jeune couple va parcourir l’Inde, le Népal, l’Asie du Sud-est, la Nouvelle Zélande où il vont rester deux mois dans une ferme bio, l’Amérique du Sud, le Pérou, la Bolivie, le Chili, à la découverte des hommes, de leurs cultures, de leurs modes de vie, s’imprégnant au passage des odeurs, des couleurs, des saveurs.

Un carnet de voyages incroyablement formateur, riche d’anecdotes, de souvenirs, d’enseignements… Un apprentissage de la vie, qu’aucune université au monde, ne saurait dispenser. Des connaissances que Laura et Thomas se proposent de partager avec nous, avec un projet novateur auquel nous vous invitons à participer.

Le projet est ambitieux et noble: participer à l’éveil des consciences concernant nos modes alimentaires. Redonner au produit sa vraie place: la première! Relocaliser l’économie en dynamisant l’agriculture bio de proximité. Remplacer nos habitudes linéaires: « on achète, on consomme, on jette », par une économie circulaire,  (qui est d’ailleurs celle de la nature: la feuille qui tombe à l’automne se transforme en humus préparant ainsi la terre pour la prochaine récolte). L’ économie circulaire consiste alors à réduire les déchets à la source, à ré-employer les contenants, à recycler ce qui n’a pas pu être utilisé. Mais ce bel exposé, bien dans l’air du temps est-il réaliste? Que pouvons-nous faire, nous les consommateurs, pour y participer? Avons-nous le pouvoir de changer les choses?

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photo afp

OUI ! Formellement OUI, répondent en choeur Laura et Thomas qui nous proposent un projet bien concret, qui nous concerne directement: l’ouverture très prochaine, en Décembre, de « l’Epicerie Boomerang », la première épicerie sans emballage jetable des Alpes-Maritimes! Nous pouvons les aider à finaliser le projet: le local sera opérationnel pour l’ouverture prévue en Décembre. 7000€ manquaient pour l’achat d’une laveuse pour les emballages en verre, en retour de consigne. Une souscription a été lancée le 26 Octobre dernier; 5966€ ont déjà été recueillis auprès de 142 « actionnaires », il ne reste plus qu’à collecter 1034€ pour que le projet aboutisse! Fin de la souscription: 4 jours! Une visite sur le site du projet vous convaincra de nous rejoindre et vous pourrez mesurer l’innovation et le sérieux de cette initiative! Bravo Laura, Bravo Thomas, ce sont des entreprises courageuses et réalistes comme la vôtre qui peuvent contribuer à changer les choses !

http://www.kisskissbankbank.com/epicerie-boomerang-la-1ere-epicerie-sans-emballage-jetable-dans-les-alpes-maritimes 

BARBA-RA des villes, BARBA-RA des chants.(Soprano)

Il y a la « Barbara des villes »… et la « Barbara des chants »!

Une Janus femme en quelque sorte! Nous avons de la chance à La Turbie: il n’est pas donné à tout le monde de côtoyer, au quotidien,  un personnage qui se dédouble avec une telle facilité, passant des rues du village, à la scène, sans le moindre effort apparent. Tout en restant la même !

C’est notre Barbara à nous ! Une authentique soprano qui aurait pu prétendre à une grande carrière et qui a préféré la vie de famille au sein du village. Une petite fille qui, à 5 ans se costumait pour jouer, déjà,  à la cantatrice pendant que d’autres jouaient à la poupée. Une femme aujourd’hui, simple, sincère, ouverte aux autres, qui sait communiquer son amour de la vie, sa passion pour la musique et le chant. Elève d’Albert LANCE pendant plusieurs années, puis d’Elisabeth VIDAL qui a su révéler cette exceptionnelle aptitude vocale que Barbara nous fait partager.

DSC0239Avec une particularité qui la différencie de bien des artistes : Barbara sait transmettre à son auditoire l’émotion qui l’envahit lorsqu’elle chante. A l’inverse des comédiens à qui JOUVET recommandait de ne pas incarner les personnages, mais plutôt de se regarder jouer; à l’inverse de Nathalie DESSAY qui s’interdit l’émotion quand elle chante, Barbara vibre de façon charnelle et sait communiquer ses vibrations au public. Ce qui explique peut-être son goût pour la musique sacrée et ses scènes de prédilection: les églises. Croyante, -« chanter, c’est prier deux fois » dit-elle, elle participe activement à la vie de la paroisse, apporte son talent à la chorale du village dont la récente prestation, lors de la Messe de la St. Michel, a été particulièrement appréciée. Polyvalente, elle est aussi à l’aise dans le jazz que dans les grands classiques, avec une préférence pour PURCELL, HAENDEL, ou encore les Carols  anglais dans lesquels elle excelle au point de tirer des larmes à ceux, -dont nous faisons partie-, qui l’ont entendu interpréter « Amazing grace » par exemple.. Ne manquez sous aucun prétexte, le Concert de Noël qu’elle donnera, cette année encore, en l’Eglise Saint Michel !

Barbara enseigne également le chant et le piano. Pour vous inscrire: 06 82 83 36 08 – e.mail sibonette@hotmail.fr

Une  rencontre de qualité, qui succède à celles que nous vous avons présentées dans les six numéros précédents: Jean-Paul CUNEGONDO, Marc MAGRO, Jean-Christophe PUGLIESE, Stéphane SEVE,  Yvonne DELEPINE, André ANELLI… Une belle galerie de portraits, tous talentueux, tous turbiasques !

Les Turbiasques ont du talent : André ANELLI (musicien)

CasimirTout le monde se souvient de Casimir, « le monstre gentil de l’Ile aux Enfants », cette émission populaire diffusée sur FR3 puis TF1, dans les années 1970 dont les 968 épisodes ont connu un extraordinaire succès. Et tout le monde a aussi en mémoire la bande-son de cette émission. Mais saviez-vous que son auteur n’est autre qu’ André ANELLI, résident turbiasque depuis près de vingt ans, que nous avons choisi pour notre sixième « Portrait du mois » ?

Le Surveillant Général: « André ANELLI, vous avez 10mn de retard. Vous passerez en Conseil de Discipline »

-« Mais, M’sieu, je viens à vélo et c’est mon premier retard! »

-« Veux pas savoir! »

Version 2André ne passera pas en Conseil. Le soir même, à 15 ans, il annonce à son père: « Je ne retournerai pas à l’école, mais je te promets de réussir le concours d’entrée au Conservatoire de Paris dans trois ans! ». Le père, ouvrier, accepte. Il est lui-même musicien amateur. Clarinette et saxo, il fait les bals du samedi soir; la mère, passionnée d’opéra, mêlait déjà ses larmes à celles d’André, alors âgé de 6 ans, en écoutant La Tosca… André apprend le trombone au Conservatoire de Grenoble.  Passionné et surdoué. A 15 ans, il est premier trombone de l’orchestre d’ « Holiday on ice » pour les tournées d’été, avec noeud pap et costume noir.

A 18 ans, déjà premier prix du Conservatoire de Grenoble de trombone,  il est reçu au Conservatoire de Paris, comme il l’avait promis à son père,. Il part pour la capitale. Seul. Bosse comme un malade. Ses cours terminés, il vient écouter les autres. Pour apprendre encore. Dort sur un lit de camp chez un copain, grenoblois comme lui. Ses repas:  un steak haché affiché 0,90, et payé 0,90. Mais le boucher qui a tout compris, emballe tous les jours, un steak à 3,60 nettement plus nourrissant. André termine Premier Prix du Conservatoire de Paris de trombone. Le quotidien grenoblois « Le Dauphiné libéré » lui consacre un article. Il le découpe et l’envoie au Surveillant-Général de Grenoble avec ce simple mot: « Merci! »

Et sa carrière s’envole. Les enregistrements en studio s’enchaînent: il est le trombone d’ « Amsterdam » de Jacques BREL, de tous les premiers disques de Claude FRANCOIS, de Sylvie VARTAN, de France GALL, de Jacques REVAUX (« My way »). Mais dans la même journée, il est également dans l’orchestre du « Palmarès de la chanson » pour la télé, et le soir il joue au Lido ou au Moulin Rouge. Une vraie boulimie de musique. Côtoie tous les grands: Francis LAI, Vladimir COSMA, Michel LEGRAND, Joséphine BAKER, Line RENAUD, Loulou GASTE, André MANOUKIAN et bien d’autres encore. Le Big Band de Grenoble80 concerts dans le monde: Québec, New-York, Montreux, Rome, Naples, Moscou, St. Petersbourg. Il monte l’Opéra CARMEN en Jazz à Vienne. Avec Dee Dee Bridgewater, s’il vous plaît ! 9000 spectateurs tous les soirs. Entre temps, André a créé son propre orchestre: « le Big Band », enseigné au Conservatoire de Musique de Grenoble, rencontré Aimé BARELLI, dirigé l’orchestre du Sporting à Monaco, épousé  Bernadette, elle aussi 1er Prix du Conservatoire de Paris. Le son, très particulier qu’André sort de son trombone fait qu’il est extrêmement demandé par les plus grands. Et comme les agendas ne correspondent pas toujours, on fait avec. C’est ainsi qu’il enregistre en Suisse, casque sur la tête,  sa partition trombone pour les Moddy Blues, alors que la rythmique est à Los Angeles, les trompettes et sax à Londres ! Parce que les Moody Blues voulaient les meilleurs! Le monteur fera le reste au mixage ! Le magazine tout entier ne suffirait pas à raconter André et ce qu’il appelle lui même, « la vie fabuleuse qu’il a connue ». Et si vous le croisez au village, n’hésitez pas à faire plus ample connaissance: comme les plus grands, il est d’une extrême simplicité. Et comme Casimir, d’une immense gentillesse!

 

LES TURBIASQUES ONT DU TALENT !

PORTRAIT DU MOIS: Yvonne DELEPINE.  Saviez-vous que La Turbie est l’un des sites les plus remarquables du département pour l’observation de la migration de plus d’une centaine d’espèces d’oiseaux? Cette particularité, ajoutée au fait que la responsable départementale de la Ligue de Protection des Oiseaux est Turbiasque, ont déterminé notre « Portrait du mois ». Et si nous avons choisi le mois d’Août pour publier ce portrait, c’est parce qu’il s’agit d’une période migratoire particulièrement importante.

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Photos LPO & afp

Née à Londres, venue à Monaco en vacances, Yvonne n’est plus repartie… Turbiasque depuis trente ans, elle a gardé cette sensibilité particulière qu’ont les Anglais pour les animaux. C’est une hirondelle, épuisée, qu’elle croise sur son chemin en 1995, qui lui fait connaître la L.P.O., la Ligue de Protection pour les Oiseaux, à qui elle l’a confie. Séduite par cet organisme, Yvonne lui apporte son aide, tout d’abord, comme traductrice pour devenir Administratrice pour la Région PACA, poste qu’elle occupera jusqu’à l’année dernière. Elle consacre une partie importante de sa vie aux multiples missions de cet organisme.

Grues cendrees au dessus du Trophee.

Guepier
Guêpier d’Europe

Vol de grues cendrées au-dessus du Trophée et de la Tête de Chien.

De la fin Août à la mi-septembre, chaque année, 5 à 6000 guêpiers d’Europe survolent La Turbie et le Fort de la Revere, faisant l’objet d’un suivi scientifique. Ces très jolis oiseaux ne nidifient pas dans les Alpes-Maritimes car il leur faut les bancs sablonneux du bord des rivières pour creuser leurs nids, avec une préférence marquée pour le Var.

Saviez-vous que la RSPB anglaise, homologue de la LPO française, compte 1.200.000 membres pour 30.000 chasseurs, alors qu’en France, la L.P.O. compte 46.000 adhérents… pour près d’un million de chasseurs!

Ces comparaisons ne sont pas destinées à opposer les chasseurs aux défenseurs des oiseaux, même si l’on peut déplorer que certains malades de la gâchette, n’hésitent pas à tirer sur des espèces protégées comme les buses, les aigles, les grands-ducs et bien d’autres encore… (y compris parfois les panneaux routiers!).

perdrixCette dodue perdrix rouge est venue se restaurer sur une terrasse turbiasque des Hauts de Monte-Carlo. Nullement effarouchée par la présence humaine. Sans doute échappée d’un élevage voisin qui la destinait à l’ouverture de la chasse. Mais, peut-on encore parler de « chasse » ?

Saviez-vous que la L.P.O. a fêté son centenaire en 2012 et que le Prince Albert 1er de Monaco a participé en 1912 à sa création par l’ornithologue français Louis MAGAUD d’AUBUSSON qui en fut le premier Président?

Outre le recueil et les soins à apporter aux volatiles blessés, –pour la seule région PACA, près de 1.000 oiseaux ont été recueillis et soignés en 2014-, la  L.P.O. assure également une veille écologique qui lutte contre les atteintes à l’environnement. Quads, moto trials, dans les parcs, dans l’Estérel notamment, perturbent ou détruisent les habitats naturels des oiseaux dont certaines espèces comme les martinets ou les hirondelles sont en déclin par la destruction de leurs nids sous les toits, au prétexte que les fientes salissent le sol, alors qu’il suffirait d’installer une planchette sous le nid pour éviter ces nuisances.


Voici le circaete Jean le Blanc, dit le « mangeur de serpents » qui passe en migration (mais qui passe l’été à La Turbie aussi), Photo prise chemin de la Forna : l’oiseau qui vient d’arriver d’Afrique chasse…

Saviez-vous que dans les Alpes-Maritimes, deux seules espèces animales sont considérées comme nuisibles: le renard et les étourneaux, alors que ces derniers sont protégés en Angleterre?

migration dans les hmc
« Escale technique » pour des centaines d’étourneaux sur un pylône du village

Aux prédateurs, il faut ajouter les ravages des pesticides, des braconniers, des irresponsables qui, comme à Cannes récemment, ont massacré un goéland… pour le plaisir ! Le tout filmé et publié sur Facebook, ce qui a donné lieu au dépôt d’une plainte contre X. Il y a aussi, la méconnaissance des mœurs des oiseaux. Certains particuliers et jardiniers taillent les haies au printemps, en période de nidification, au lieu de le faire à l’automne…

Saviez-vous que le trafic d’animaux vivants est le DEUXIEME TRAFIC AU MONDE, derrière le trafic d’armes !

Les chardonnerets par exemple, sont capturés et vendus discrètement, victimes de leur chant harmonieux… Les bruants-ortolans, que l’on noie vivants dans de l’armagnac pour qu’ils s’en imprègnent, font, en toute illégalité, le délice de certains amateurs, -parfois célèbres, tel un ancien Président français… et le profit de quelques restaurateurs. La L.P.O. a qualité pour déposer plainte lorsque ces dérives sont constatées, mais l’un de ses rôles majeurs est la prévention. Conférences, interventions dans les écoles pour sensibiliser les plus jeunes à la protection des oiseaux, stands d’information lors de manifestations diverses, journées d’observation, notamment à La Turbie, les tâches sont multiples et variées ainsi qu’en témoigne le calendrier LPO en annexe.

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Stand LPO lors de la journée des associations à La Turbie

Ce « survol » rapide des multiples actions de la L.P.O. ne peut se résumer à ce seul article. D’autant plus que l’essentiel des migrations, donc des actions de la L.P.O. , se situe en Septembre. Nous reviendrons sur ce sujet à la rentrée en vous donnant des rendez-vous précis sur les observations déjà programmées auxquelles vous pourrez participer. D’ores et déjà, notez sur vos agendas:

30 Août : Accueil et suivi scientifique « Camp de migration » au Fort de la Revère à partir de 8h00 Renseignement : LPO PACA – 04.93.58.63.85

04 Septembre: Conférence sur les mystères des oiseaux migrateurs
Maison de l’Environnement, 31 avenue Castellane, Nice – 18h30

5 et 6 Septembre: Les oiseaux d’Afrique sont de passage au Fort de la Revère. Rdv au Camp de migration à partir de 8h00
Renseignement : LPO PACA – 04.93.58.63.85

Vous pouvez également consulter l’agenda de la L.P.O Paca à l’adresse suivante: http//:www.paca.lpo.fr (rubrique « sorties nature » >agenda)

LE PORTRAIT DU MOIS: Stéphane SEVE

Chaque mois, nous vous proposons de découvrir,- ou de mieux connaître- un turbiasque dont l’activité mérite un coup de projecteur. Après l’historien et ami Jean CUNEGONDO (LTMVMag d’Avril), Marc MAGRO médecin urgentiste et écrivain (LTMVMag de Mai), Jean-Christophe PUGLIESE, sculpteur sur marbre (LTMVMag de Juin), c’est au tour de Stéphane SEVE, de nous livrer quelques étapes de sa vie professionnelle.Certains visages sont des livres ouverts… Il suffit de savoir lire pour que le contact se crée, tant l’empathie est évidente. Celui de Stéphane est de ceux-là. Son sourire est à lui seul une carte d’identité. Normal, il est à la fois  un homme de communication et de création.

Photos afp

La photo ci-dessus, résume, à elle seule, trois étapes importantes du parcours professionnel de Steph:

* Son passage à RMC où il anime l’antenne de 1991 à 2001, date à laquelle la station migre à Paris.

* La régie du studio d’enregistrement « 7 voix » qu’il a créé à La Turbie, après son départ de la Station monégasque: enregistrements divers, vidéo, doublage de clips, coaching pour ceux qui désirent améliorer leur prise de parole en public.

* Ses oeuvres graphiques accrochées au mur, réalisées selon une technique inédite qu’il a baptisée le « manumérisme ».

Cela peut paraître audacieux, après l’impressionnisme, le pointillisme, le fauvisme, le cubisme, le surréalisme, de créer une nouvelle école… Toutefois ici, il ne s’agit pas de peintures, mais de dessins réalisés à la main et numérisés, ce qui justifie cette appellation de « manumérisme ». Il n’y a donc nulle mégalomanie dans ce mot, mais simplement le reflet exact de la technique employée. Et pour attester de l’humilité de sa démarche, Stéphane s’empresse de préciser « qu’il souhaite faire partager ses créations au plus grand nombre » ainsi qu’en atteste son site:  http://www.stephane-seve.com

Au départ, un dessin, extrêmement détaillé, en noir et blanc, que Steph numérise et met en couleurs, ce qui donne des oeuvres géométriques, d’inspiration fantastique ou encore orientales, particulièrement décoratives.

Tableau02Ces oeuvres sont commercialisées à des prix abordables pour tous. Les coloris peuvent être personnalisés à la demande ce qui fait de chaque oeuvre un exemplaire unique. Détail important: en plus de la signature classique de l’auteur, le tableau est livré avec une empreinte numérique infalsifiable qui en confirme l’authenticité, la provenance et qui atteste qu’il s’agit bien d’une pièce originale.

Le terme de « manumérisme » se confirme: cette technique nouvelle se situe bien au confluent de l’art du dessin manuel et de l’informatique qui permet la mise en couleurs.

maximinutia

MAXI-MINUTIA: LE PROJET D’UNE VIE…

MaxiMinutia : une oeuvre imposante de 7 mètres de long par 3,50m de haut! Le projet ultime du premier « manumériste » de l’Art contemporain. Sans aucun doute une première mondiale! Et des milliers d’heures de travail pour composer et assembler 365 tableaux dont aucun n’est utilisé deux fois! Une performance dont la seule ambition est « d’entraîner le spectateur dans une balade visuelle, festive et tourbillonnante » pour reprendre le propos de son créateur. Le projet artistique d’une vie, auquel vous pouvez vous associer pour permettre à Steph d’aller au bout de son rêve artistique.

Et si, comme nous l’avons été, vous êtes sensibles à cet univers onirique, ludique et puissant à la fois: http://www.stephane-seve.com